Au secours



Des chats attendent d'être adoptés. (Photo: Jacques Pharand)

Des chats attendent d'être adoptés. (Photo: Jacques Pharand)

Philippe Beauchemin
Publié le 31 Juillet 2010
Publié le 29 Juillet 2010
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« Je viens d’aménager dans ma nouvelle maison et je ne veux plus de mon chat. Il n’est pas en accord avec la couleur de mes murs ». Raison loufoque ? Peut-être. Mais bien réelle. Et ce n’est qu’une des dizaines d’excuses entendues par Barbara Lisbona, présidente de Réseau Secours Animal, pour abandonner un animal domestique. Aujourd’hui, celle qui dirige un refuge situé dans Rosemont–La Petite-Patrie demande l’aide des citoyens pour pouvoir poursuivre sa mission.

Sujets :
Réseau Secours Animal , SIDA

Des centaines de chats s’y trouvent. Dès que la porte du refuge s’ouvre, l’odeur d’urine envahit nos narines. Mais aucun son, aucun miaulement ne pénètrent nos oreilles. Étonnant. Les 300 chats qui séjournent dans ce bâtiment – tenu secret pour des raisons de sécurité – semblent être en accord les uns avec les autres. C’est comme s’ils comprenaient la situation, qu’ils se disaient qu’il ne valait pas la peine de se plaindre. « Après tout, nous avons un toit, des traitements médicaux et de la nourriture », semblent-ils se dire.

 

Mais plus encore, ils reçoivent de l’amour de la part des bénévoles qui œuvrent dans cet organisme à but non lucratif. « Tous ceux qui travaillent dans notre équipe sont attachés aux chats, bien évidemment. C’est pour cela que l’on veut en sauver le plus possible, parce qu’on les aime », souligne Mme Lisbona.

 

Ici, l’euthanasie est le dernier recours envisagé. Un vétérinaire voit les animaux, les stérilise et vaccine, puis pose un diagnostique et propose un traitement pour chacun d’eux. Par la suite, les gens de Réseau Secours Animal prennent en charge le félin, peu importe sa maladie ou son état physique. « Tous les chats qui arrivent ici sont examinés. Puis, on les place dans différents locaux, en compagnie d’autres chats qui ont les mêmes conditions, pour ainsi éviter les épidémies de maladie et s’assurer de pouvoir en guérir un maximum », explique Marie-Hélène Vaillancourt, responsable des communications.

Familles d’accueil et parrainage

Une fois arrivés au refuge, certains animaux en santé, et ils sont nombreux, trouveront une nouvelle famille d’accueil et quitteront le lieu. Mais d’autres ne sortiront plus jamais du bâtiment. Ayant la leucémie, le diabète ou encore le virus d'immunodéficience féline (le SIDA des chats), ils termineront leur vie ici, en ayant droit à tous les traitements et aux minutieuses attentions des membres de l’organisme.

Il est d’ailleurs possible de parrainer les animaux malades, leur permettant ainsi d’obtenir les médicaments et les soins spécifiques qui prolongeront leur vie. En échange d’un montant d’argent, le parrain reçoit une photo et des nouvelles régulières de l’animal. « C’est une forme de financement, souligne Mme Lisbona. Mais ce n’est qu’une toute petite partie. On aurait besoin de tellement plus, tant sur le plan monétaire qu’humain. Il nous manque de tout. »

 

Manque de superviseurs, manque de famille d’accueil, manque d’argent, manque de famille d’adoption. « Certains voient les chats comme de la marchandise, laisse entendre la présidente de Réseau Secours Animal. Mais un chat, ce n’est pas un téléviseur qu’on achète et qu’on peut retourner s’il y a une défectuosité! Il faut être conscient de l’engagement que l’on prend en adoptant un chat. C’est un être vivant après tout. »

Pour en savoir plus sur Réseau Secours Animal, deux possibilités: www.animalrescuenetwork.org en cliquant sur l’onglet « Français », ou encore par téléphone, en composant le 514 938-6215.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Myriam Perron
    - 10 Novembre 2010 à 08:47:16

    En 2006, j'ai adopté un chat à Réseau Secours Animal. Ce fut une très belle expérience. Les bénévoles ont été géniaux et l'organisme mérite davantage d'être connu. Pourquoi acheter un chat en magasin ou dans un élevage quand il y a tant de bons animaux qui aimeraient avoir une seconde chance dans leur existance ?

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  • Nom de l\'usager
    Marie Couture
    - 10 Août 2010 à 09:12:46

    Merci pour votre article si bien documenté. Cette cause en vaut la peine. Une amie à moi s'est récemment enrolée là-bas pour faire du bénévolat.

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  • Nom de l\'usager
    Michel Robitaille
    - 4 Août 2010 à 09:02:36

    Wow! Je ne savais pas qu'un tel organisme existait dans mon quartier. Félicitations à la personne qui a créé ça !!

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