Des centaines de chats s’y trouvent. Dès que la porte du refuge s’ouvre, l’odeur d’urine envahit nos narines. Mais aucun son, aucun miaulement ne pénètrent nos oreilles. Étonnant. Les 300 chats qui séjournent dans ce bâtiment – tenu secret pour des raisons de sécurité – semblent être en accord les uns avec les autres. C’est comme s’ils comprenaient la situation, qu’ils se disaient qu’il ne valait pas la peine de se plaindre. « Après tout, nous avons un toit, des traitements médicaux et de la nourriture », semblent-ils se dire.
Mais plus encore, ils reçoivent de l’amour de la part des bénévoles qui œuvrent dans cet organisme à but non lucratif. « Tous ceux qui travaillent dans notre équipe sont attachés aux chats, bien évidemment. C’est pour cela que l’on veut en sauver le plus possible, parce qu’on les aime », souligne Mme Lisbona.
Ici, l’euthanasie est le dernier recours envisagé. Un vétérinaire voit les animaux, les stérilise et vaccine, puis pose un diagnostique et propose un traitement pour chacun d’eux. Par la suite, les gens de Réseau Secours Animal prennent en charge le félin, peu importe sa maladie ou son état physique. « Tous les chats qui arrivent ici sont examinés. Puis, on les place dans différents locaux, en compagnie d’autres chats qui ont les mêmes conditions, pour ainsi éviter les épidémies de maladie et s’assurer de pouvoir en guérir un maximum », explique Marie-Hélène Vaillancourt, responsable des communications.
Familles d’accueil et parrainage
Une fois arrivés au refuge, certains animaux en santé, et ils sont nombreux, trouveront une nouvelle famille d’accueil et quitteront le lieu. Mais d’autres ne sortiront plus jamais du bâtiment. Ayant la leucémie, le diabète ou encore le virus d'immunodéficience féline (le SIDA des chats), ils termineront leur vie ici, en ayant droit à tous les traitements et aux minutieuses attentions des membres de l’organisme.
Il est d’ailleurs possible de parrainer les animaux malades, leur permettant ainsi d’obtenir les médicaments et les soins spécifiques qui prolongeront leur vie. En échange d’un montant d’argent, le parrain reçoit une photo et des nouvelles régulières de l’animal. « C’est une forme de financement, souligne Mme Lisbona. Mais ce n’est qu’une toute petite partie. On aurait besoin de tellement plus, tant sur le plan monétaire qu’humain. Il nous manque de tout. »
Manque de superviseurs, manque de famille d’accueil, manque d’argent, manque de famille d’adoption. « Certains voient les chats comme de la marchandise, laisse entendre la présidente de Réseau Secours Animal. Mais un chat, ce n’est pas un téléviseur qu’on achète et qu’on peut retourner s’il y a une défectuosité! Il faut être conscient de l’engagement que l’on prend en adoptant un chat. C’est un être vivant après tout. »
Pour en savoir plus sur Réseau Secours Animal, deux possibilités: www.animalrescuenetwork.org en cliquant sur l’onglet « Français », ou encore par téléphone, en composant le 514 938-6215.
