Dans le rapport déposé par Vélo Québec, qui a ses assises sur la rue Rachel, une question concernant la présence des petits véhicules moteurs : « Oui ou non dans les pistes cyclables? » et une réponse : « Pour des raisons de poids et de vitesse, nous sommes d’avis que ces appareils n’ont pas leur place sur les voies cyclables actuelles. »
Le vice-président aux affaires publiques, Jean-François Pronovost, laisse entendre qu’ « il y a actuellement un flou juridique quant à la présence des cyclomoteurs et autres véhicules électriques sur les voies cyclables. Il faudrait que Montréal s’implique davantage dans les discussions pour trouver une solution. Oui, la ville à un plan de développement du réseau cyclable, mais il n’y a rien sur cette présence des appareils électriques. Il serait temps d’agir, il en va de la sécurité de tous. »
Selon les données de Vélo Québec, en cas de collision, « l’impact sera 3 fois plus fort si la personne est sur un vélo assisté de type scooter roulant à 32 km/h (vitesse maximale officielle de ces véhicules) que sur un vélo plus lourd qu’un Bixi. » Un constat qui pousse l’organisme à demander que seules les bicyclettes assistées ayant un poids maximum de 25 kg et une vitesse maximale possible de 25 km/h puissent emprunter les voies cyclables.
« Le réseau cyclable est presque saturé actuellement et voilà qu’on voit de plus en plus de vélos électriques l’emprunter. Pour nous, il est clair que ces véhicules devraient circuler dans les rues, non dans les voies réservées aux cyclistes.
« Concernant les quadriporteurs et les fauteuils roulants électriques, tient à préciser M. Pronovost, ce n’est pas la même chose : ils existent pour faciliter le déplacement de personnes handicapées ou ayant une mobilité réduite. On pense que la cohabitation est possible avec les cyclistes. »
À la Ville de Montréal, on dit attendre le dépôt du rapport de la Commission consultative sur le Transport et les travaux publics avant de prendre position dans ce dossier. « Les recommandations qui seront formulées par les commissaires devraient être adoptées au printemps 2012. Le conseil municipal puis le comité exécutif seront saisis de ces recommandations. Les décideurs étudieront les recommandations et appliqueront ce qui leur semble le mieux convenir pour le partage des voies cyclables », souligne la relationniste à la Ville, Eve Carle.
Rappelons que cette commission consultative, qui s’est mis en branle le 22 septembre dernier, avait pour mandat de se pencher sur la problématique de la compatibilité entre les différents types de déplacements (marche, course, patins à roue alignées, planche à roulette, aide à la mobilité motorisée, scooter, vélos électriques) sur les voies du réseau cyclable montréalais. Au total, une trentaine de personnes ou organismes ont pris la parole dans le cadre de cette consultation. 21 mémoires ont été déposés.
