Le tome deux des aventures de la princesse Moraggen arrive ces jours-ci chez les libraires. Son auteure, la jeune Geneviève G. Withlock n’est plus, justement, cette adolescente qu’on a découverte il y a de ça quelques années avec Asapmy, Épidemie, premier livre de la série fantastique destinée aux adolescents et qui comprendra au final quatre livres (le troisième tome sortira l’automne prochain).
« J’avais 11 ans quand j’ai commencé à écrire cette série, à inventer l’histoire, les personnages, l’univers dans lequel ils allaient vivre. Quand je relis ce que j’avais écrit à l’époque, mes premières idées, mes premiers écrits, je trouve ça bien cute! J’y retourne de temps en temps pour m’inspirer, pour revenir à la base », laisse savoir la jeune femme de 20 ans.
Naturellement, son écriture a évolué au même rythme qu’elle a pris de l’âge et de l’expérience. Aujourd’hui, la voici étudiante en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
« Cela m’amène ailleurs et me fait connaître des auteurs que je ne connaissais pas ou peu. Cela me permet également de mieux connaître le milieu littéraire de l’intérieur. Après ma série sur Asapmy, je vais bien sûr continuer à écrire, puisque c’est un besoin pour moi. Par contre, ce ne sera plus forcément pour des adolescents ou de la littérature fantastique. Mais avant de parler de ce que je ferai plus tard, il faut d’abord que je finisse ce que j’ai commencé. Je suis perfectionniste et je n’ai pas l’intention de tourner les coins ronds. »
« Oui, le monde d’Asapmy fait partie de mon quotidien depuis des années maintenant. Mais je ne me réveille quand même pas la nuit pour penser à de nouvelles idées! » - - Geneviève G. Withlock
Niveler vers… le haut
Pour Mlle Withlock, ce n’est parce qu’on écrit pour des adolescents qu’on se doit de limiter le vocabulaire littéraire. Bien au contraire.
« Il est hors de question que je nivelle mon écriture vers le bas, fait-elle savoir. Ce n’est pas la bonne façon de faire si on veut encourager les adolescents à lire. Il faut faire confiance aux jeunes. Ils comprennent ce qui se passe dans un livre si on prend tout simplement le temps de bien expliquer, de bien l’écrire. De plus, si jamais il y a un mot qu’ils ne comprennent pas, le dictionnaire existe, ou alors ils peuvent demander l’aide de leurs parents. »
