Empreinte écologique minimale



Michel Séguin, propriétaire à la tête du comité environnement de Canadian Tire et Louis-Paul Allard, président de la Fondation québécoise en environnement. (Photo: Alarie Photos)

Michel Séguin, propriétaire à la tête du comité environnement de Canadian Tire et Louis-Paul Allard, président de la Fondation québécoise en environnement. (Photo: Alarie Photos)

Publié le 6 Juin 2011
Publié le 7 Juin 2011
Nathalie Villeneuve  RSS Feed

Programme Go Eco de Canadian Tire

Sujets :
Go Eco Canadian Tire , environnement , récupération

Canadian Tire s’engage résolument dans la voie de la responsabilité des entreprises préconisée par Québec, avec son programme Go Eco, qui assure le recyclage de 100 % des matières résiduelles générées dans ses centres-auto.

Le programme, lancé à Laval le 30 mai, a été louangé par le président de la Fondation québécoise en environnement, Louis-Paul Allard, et le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand.

Innovation

Outre la prise en charge totale de tout ce qui sort des centres-auto, le programme innove en regroupant les matières récupérables sous un unique sceau vert, repérable par des autocollants apposés sur les contenants en magasin.

«On veut que les gens rapportent les matières», résume Michel Séguin, propriétaire du Canadian Tire de Sainte-Dorothée, et tête dirigeante du comité environnemental de l’entreprise.

Huiles usées et leurs contenants, filtres à huile, bombes aérosol, antigels, batteries, pneus, piles rechargeables, additifs pour moteur, nettoyants, stabilisateurs... Au total, plus de 5000 produits sont étiquetés «Go Eco».

L’initiative vise notamment les personnes qui font elles-mêmes leurs vidanges d’huiles et l’entretien de véhicule. Les matières peuvent être déposées dans un bac conforme aux normes en vigueur, à l’extérieur des centres-auto de Canadian Tire.

Bacs

Ces aires de dépôt sont accessibles à la clientèle de l’entreprise et au grand public. Les liquides peuvent être disposés dans leur contenant d’origine ou pas. Les contenants doivent toutefois être recyclables.

Afin d’encourager les clients à rapporter leurs filtres à huile, des sacs étanches sont distribués gratuitement en magasin. Dans la dizaine d’établissements ayant testé le programme au Québec, on a enregistré une augmentation de 25 % des retours de filtres à huile.

Canadian Tire fait également la promotion de l’entretien assidu des véhicules, qui permet de réduire la consommation d’essence.

Amalgame

Le programme Go Eco est un amalgame de plusieurs initiatives. «Certains morceaux étaient déjà en place. Là, on a amplifié. Et avec le recyclage de 100 % de ce qui sort des centres-auto, on innove», dit Michel Séguin.

À cet égard, il a fallu trouver de nouveaux fournisseurs de service, afin de recycler tous les liquides, les pièces, courroies, filtres à air, composantes électroniques ou autres matières sorties des véhicules par le service d’entretien des centres-auto.

Une approche conforme à la notion de responsabilité élargie des producteurs, a souligné le ministre Arcand. «J’invite tous les détaillants à en faire autant.»

Des précurseurs

«Vous êtes des précurseurs», a lancé le président de la Fondation québécoise en environnement, lors du dévoilement du programme Go Eco de Canadian Tire.

Vérification faite, il a fallu attendre 2004 pour que le Règlement sur la récupération et la valorisation des huiles usagées oblige les entreprises qui mettent sur le marché des huiles ou des filtres à huile à offrir un service de récupération des huiles, contenants et filtres. Canadian Tire s’y est mis en 1992.

Le règlement visait un taux de récupération de 75 % des huiles valorisables en 2008. L’ensemble des programmes a plutôt atteint un taux de 92 % cette année-là. Chez Canadian Tire, on enregistre un taux de «plus de 100 %» depuis 2005, dit M. Séguin. Cette performance est possible en raison de la cueillette des huiles des personnes qui ne font pas partie de la clientèle.

Un autre règlement, sur la responsabilité des entreprises quant à la récupération et la valorisation des produits, est en voie d’être adopté. Il touche, entre autres, les liquides de refroidissement et les antigels, leurs filtres et leurs contenants.

«Ce règlement vise les manufacturiers et les premiers importateurs, alors on ne serait pas visés, note M. Séguin. Mais on va s’occuper quand même de ces matières.»

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