La Francophonie se célèbre dans le monde entier au mois de mars de chaque année. Du 23 au 27 mars, quelque 300 élèves et le personnel de l’École Saint-Albert-le-Grand l’ont fêté à leur façon.
Quatre des 16 enseignants ont planifié pendant plusieurs mois les activités de la semaine, relate la directrice de l’établissement, Diane Paquette. Celles-ci ont été adaptées à chaque cycle ainsi que pour les employés. « Nous voulions valoriser la langue grâce à des activités et développer le sentiment de fierté », continue la directrice. L’école souligne la semaine du français depuis nombreuses années.
C’est ainsi que les élèves et le personnel ont lu dans les corridors 15 minutes à chaque matin. Les plus petits ont reçu la visite d’un conteur. Les plus grands, celle d’Alain Bergeron, un auteur de littérature jeunesse lu par les élèves, « notre héro ! », s’exclame Catherine d’une classe de troisième année. Ils ont aussi appris à chanter en cœur « La langue de chez nous », d’Yves Duteil.
Un élève sur trois est allophone dans l’école primaire « et c’est le français qui nous rassemble tous », explique Diane Paquette alors que les enfants s’assemblent dans le gymnase pour la cérémonie de clôture de la semaine du français. Une fois assagis, elle leur dit : « La langue française est notre messager pour s’exprimer : c’est important d’en faire notre amie ! »
Et puis un élève de cinquième année, Rathish, lit le conte collectif. Douze classes ont rédigé à tour de rôle l’histoire écrite en lettres dorées ou argentées sur de grandes pages blanches. Seule la dernière classe qui a rédigé en connaît la fin. On y parle du chien Gaspar et de son ami, Simon, parti à l’école. Des cambrioleurs viennent à la maison et le chien se sauve pour retrouver son maître à l’école. Il le ramène à la maison. Mais Simon se blesse en voulant piéger les cambrioleurs… Rocambolesque, l’histoire se termine bien. La directrice félicite les enfants pour son harmonie.
« Ça été très difficile rédiger le conte collectif ! », témoigne Karim en troisième année. Pas évident, raconte son groupe, d’avoir des idées qui s’imbriquent aux précédentes. Près de 250 élèves ont participé à la composition durant leur cours.
L’activité préférée du groupe interrogé a été la lecture silencieuse dans le corridor. Plusieurs adorent lire et Jérémie insiste sur l’importance de cette activité et du français pour « aller loin dans la vie ». Mais si vous leur demandez s’ils aiment les dictées… ils répondent presque à l’unanimité un « non » bien senti!