Le directeur des services professionnels de la Ville de Montréal, Jean-Yves Hinse, ne voit pas comment éviter la fermeture des deux attractions touristiques et éducatives avant le congé pascal, car aucune rencontre n'est prévue d'ici à la semaine prochaine avec le syndicat.
Les membres du Syndicat des cols bleus regroupés sont notamment responsables de l'entretien et des soins aux animaux des deux endroits. Cependant, dans leur avis transmis mardi, ils s'engagent à fournir les effectifs pour préserver l'intégrité du cheptel animalier.
De son côté, le vice-président du comité exécutif et responsable des Finances à la Ville de Montréal, Alan DeSousa, est déçu de la décision des cols bleus. « C’est regrettable que ça en vienne à ce point. Lors de la dernière ronde de négociations, le syndicat n’est resté que 15 minutes à la table. Nous pensons que notre offre est raisonnable, mais c’est sûr qu’il faudra plus que 15 minutes pour trouver une entente qui satisfera les deux parties. »
«C’est dans un esprit d’équité que nous maintenons notre offre. Nous devons respecter le cadre financier de la Ville », a affirmé M. DeSousa.
Il rappelle que la Ville a conclu des ententes avec les deux tiers de ses employés au cours des derniers mois. Le 1er mars, un arbitre a donné raison à l’administration du maire Tremblay dans le dossier du renouvellement de la convention collective des pompiers. Il a alors imposé des hausses salariales limitées à 4 %, loin des 13,5 % réclamés par les pompiers.
Le Conseil des services essentiels se penchera au cours des prochains jours sur les plans d’actions des cols bleus. Les deux parties syndicale et patronale reprendront les négociations les 6, 7, 8 et 9 avril. Mais au cours du prochain mois, elles se rencontreront pour des discussions informelles. Il y a quelques jours, un autre avis de grève du syndicat des cols bleus a été en partie invalidé par le Conseil des services essentiels.
Les 5000 cols bleus de Montréal sont sans contrat de travail depuis le 31 août 2007.
(Y.F.)
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