Étienne-Desmarteau hôte de la seconde Coupe Montréal de hockey féminin

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Louise Potvin
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Étienne-Desmarteau hôte de la seconde Coupe Montréal de hockey féminin

Depuis le 7 février et jusqu'au 17 février, l'aréna Étienne-Desmarteau est l'hôte de la seconde coupe Montréal de hockey féminin: 81 équipes pour quelque 600 filles âgées de 9 à 21 ans. L'an prochain, elles seront peut-être encore plus nombreuses...

Surprenant déjà d'en voir autant? Non, et elles sont de plus en plus tentées par ce sport, constate Hockey Montréal. Un engouement qu'on souhaite promouvoir davantage, prône d'ailleurs l'organisme sportif qui s'affaire actuellement à trouver des façons d'attirer les jeunes adeptes féminines dans les rangs.

Pour y arriver, il faut notamment faciliter l'intégration des filles dans les équipes masculines. Il est actuellement possible d'inscrire sa petite étoile dans une équipe composée exclusivement de filles. Elles sont plus rares, il faut donc être prêt à sortir des limites de son quartier. Mais c'est possible.

Sinon, on doit se tourner vers une équipe mixte où notre enfant risque d'être la seule fille du clan. Parfois, tout baigne, mais ce n'est pas toujours le cas, indique Hockey Montréal.

C'est que les préjugés à l'égard des filles qui manient la rondelle ont la couenne dure dans les équipes mixtes. Les commentaires et même les comportements discriminatoires à l'égard des petites hockeyeuses constituent d'ailleurs la principale doléance des parents qui arrivent aux oreilles des responsables de l'instance montréalaise.

La réglementation québécoise permet les équipes mixtes jusqu'au niveau Bantam, soit jusqu'à l'âge de 14 ans. Cette année, Hockey Montréal a fait un premier geste en abaissant ce barème à la catégorie pee-wee, pour les 11 et 12 ans.

On attaque ainsi le problème à la source. «Si nous voulons attirer plus de filles dans cette discipline, nous considérons qu'il faut tenter de faciliter au maximum leur intégration. En faisant des équipes féminines dès le niveau pee-wee, le sport devient plus sécuritaire pour elles et on élimine une bonne part de la discrimination», tout en mettant fin aux inconvénients liés à la cohabitation dans les vestiaires, résume Jocelyne Carle, adjointe administrative à Hockey Montréal.

Et déjà l'initiative montréalaise porte ses fruits. En début d'années, on comptait déjà plus d'inscriptions, confirme la responsable.

Un argument de taille pour que la réglementation québécoise emboîte le pas? «Tout le porte à croire, c'est dans l'air», avance Mme Carle

Restera aussi à trouver des entraîneuses féminines pour nos petites sportives, car ce sont encore les papas-entraîneurs qui occupent majoritairement cette fonction. Cependant, toute la gérance du volet féminin de Hockey Montréal est maintenant assurée par des femmes, souligne Jocelyne Carle. Et depuis le début de la saison, une section spéciale du site de hockey est consacrée au hockey féminin.

Lieux géographiques: Montréal

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