Pas besoin de faire de relevés statistiques élaborés pour constater qu'ils font de plus en plus partie du décor hivernal. Et le manteau blanc de cet hiver, à l'image de celui de l'an dernier, ne semble pas vouloir décourager les quelque 20 000 mordus de vélo qui, de décembre à février, enfourchent leur monture.
Montréal mise sur son réseau cyclable ¬– à terme, il comprendra 800km de pistes et de bandes – pour améliorer la circulation dans la métropole et, par ricochet, ses émissions polluantes. Par ailleurs, depuis 2007, Montréal se donne pour défi de garder une partie de ces voies déneigées dans le but de constituer un réseau cyclable blanc.
Mais lorsque Dame Nature se déchaîne et nous largue en pleine bouille neige, verglas et vents violents, rouler à vélo ressemblerait plus à un sport extrême qu'à un moyen de transport sécuritaire.
Pourtant, Vélo-Québec regarde l'initiative de l'administration Tremblay d'un bon oeil. «Nous sommes très favorables à ce que la Ville ouvre une partie de son réseau cyclable en hiver. Une partie du réseau blanc est déjà déneigée en même temps que la rue, le cas des bandes cyclables», fait valoir Patrick Howe, directeur des relations publiques pour Vélo-Québec.
Alors que Montréal prend des jours à se remettre d'une belle bordée, force est de constater que le réseau blanc est, actuellement, bien loin de toujours remplir ses promesses... «Nous comprenons que la Ville doit composer avec des priorités. Lors d’une importante chute de neige, il nous apparaît compréhensible que la Ville affecte ses équipes au déneigement prioritaire des trottoirs et des rues.»
Car, ironiquement, malgré le nombre croissant de cyclistes qui louvoient, parfois tant bien que mal, entre les voitures, les adeptes du vélo en hiver ne seraient pas encore assez nombreux pour que le déneigement des pistes soit inscrit en tête des priorités de Montréal, résume M. Howe.
Et pourtant, ils roulent...
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