Pendant deux semaines, 19 jeunes de l'école Sainte-Bibiane – 13e Avenue – séjourneront à Berlin. Ils seront notamment invités à fréquenter les cours dispensés dans une école allemande où on enseigne aussi le français et l'anglais. (Photo: Régent Gosselin)
Bon voyage!
Le 7 mai, 19 élèves de l'école primaire Sainte-Bibiane s'envoleront pour l'Allemagne. Ils iront rejoindre leurs camarades de l'École franco-allemande de Berlin avec lesquels ils ont clavardé ces derniers mois. Un long trajet, une autre réalité.
Dernière étape avant le grand départ. Le 25 avril, on mettait cartes sur table avec les jeunes de la classe de sixième année de Carol Levasseur.
Consignes: pas de douches interminables, il faudra suivre la règle du compteur d'eau qui prévaut en Allemagne. Aussi, on évite de tutoyer les profs. Le menu risque aussi d'être différent. Certains auraient fait la moue en apprenant que, par exemple, la carpe et autres poissons d'eau douce, régulièrement sur la table de leurs hôtes, ne leur seront sûrement pas présentés version croquette, rigole Jean-Luc Detcheverry, parent bénévole associé au projet.
Depuis le mois de novembre, M. Levasseur a intégré à son plan de cours divers éléments en lien avec la petite escapade outre-mer: l'histoire du pays et quelques notions d'Allemand notamment. «Les jeunes ont suivi leur programme académique de façon accélérée», ajoute M. Detcheverry.
Car, pas question de se la couler douce, au contraire. Le projet a été l'occasion de stimuler l'intérêt des troupes. Les élèves ont signé un contrat de performance. Le mot d'ordre était clair: va pour le voyage, mais on doit d'abord livrer la marchandise scolaire.
Un projet rassembleur
Qui dit voyage dit dépenses. Jean-Luc Detcheverry parle d'un beau partenariat parents-école qui aura permis d'amasser les 25 000 $ nécessaires. Tous les parents ont investi de leur temps, chacun à sa mesure, aux activités de financement, dit-il.
Les jeunes de Rosemont–La Petite-Patrie seront hébergés dans les familles de leurs petits correspondants. Initialement, les Berlinois devaient aussi venir au Québec. L'échange ne se fera pas. «Là-bas, la direction scolaire est très sévère», avance M. Detcheverry. Les Berlinois n'auraient pas respecté leur contrat de performance, aurait-on dit en guise d'explication au rendez-vous raté.