Le Campus technologies santé (CTS) rassemblera une masse critique de chercheurs.
(Photo: Régent Gosselin)
Un campus des technologies de la santé verra le jour au métro Rosemont
Le journal Rosemont–¬Petite-Patrie a appris qu’à l’initiative de la Corporation de développement économique et communautaire Rosemont–Petite-Patrie (CDEC), un campus des technologies de la santé verra le jour au 5800, Saint-Denis.
Situé dans l’ancienne Place de la mode, face au métro Rosemont, le Campus technologies santé (CTS) rassemblera une masse critique de chercheurs et d’entreprises engagés de près dans l’innovation, la R&D et la commercialisation d’équipements et produits médicaux.
Dans un document de présentation sommaire fourni par la CDEC, on peut lire que « le secteur des technologies de la santé a été ciblé comme champ d’action privilégié, notamment parce qu’il présente un fort potentiel de développement économique et technologique, qu’il est porteur de solutions pour le système de santé et qu’il constitue un marché plus sûr que le secteur spéculatif des biotechnologies. »
L’objectif du CTS, selon Jean François Lalonde, directeur général de la CDEC Rosemont–Petite-Patrie, sera d’assurer le développement et la pérennité des 600 entreprises québécoises (dont 280 sont établies dans la région de Montréal) évoluant au sein de cette industrie dont le taux d’échec, au chapitre de la commercialisation, demeure très élevé.
« Actuellement, 70% des technologies n’arrivent pas à la maturation commerciale, ceci par manque d’accompagnement. Nous allons aider les entreprises quand celles-ci sont prêtes à commercialiser un nouvel équipement, par exemple une orthèse ou un scanneur, en investissant jusqu’à 350 000 $ dans leur projet », précise M. Lalonde, dont l’organisme a notamment mis sur pied la Société de développement Angus et relancé le cinéma Beaubien.
Un marché mondial de 260 milliards $
Le marché mondial des technologies de la santé se chiffre à 260 milliards de dollars. Pour l’heure, le Québec traîne de la patte en occupant à peine 0,2 à 0,4 % du marché, et le Canada 1,8 %.
« Le potentiel est énorme et déjà deux entreprises ont profité du campus dans le cadre de projets-pilotes. L’une occupe un espace dans les locaux, soit SCL Medtech, et l’autre, Robovic, est située à Princeville, dans les Bois-Francs. Notre intervention, dans le cas de Robovic, a permis à cette entreprise d’ingénierie de se doter d’un bras santé », indique M. Lalonde.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le maire de l’arrondissement Rosemont–Petite-Patrie, André Lavallée, soutiennent le CTS. M. Tremblay s’engage d’ailleurs à défendre le projet de campus auprès de ses homologues de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), en plus de faire des représentations du côté d’Ottawa et de Québec pour en accroître le financement.
La CMM, qui dispose de leviers pour soutenir les grappes industrielles et la compétitivité, pourrait financer le campus alors que des institutions financières et des fonds, notamment le Fonds de solidarité FTQ, de même que des fonds locaux, pourraient soutenir les projets des entreprises.
Le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Raymond Bachand, qui est aussi le ministre responsable de la région de Montréal, sera également sollicité, lui qui chapeaute le Fonds d’innovation de 1,2 milliard du gouvernement du Québec.
Le Campus technologies santé verra le jour dans l’arrondissement Rosemont–Petite-Patrie parce que le secteur compte près de 12 000 emplois en santé et est situé non loin du futur campus de l’Université de Montréal (gare de triage d’Outremont) et du futur CHUM.
(Photo: Daniel Marchand)