Rita Dionne-Marsolais, agira au sein du PQ comme chien de garde des fonds publics.
Rita Dionne-Marsolais responsable du trésor
Rita Dionne-Marsolais se sent comme un poisson dans l'eau dans ses nouvelles fonctions. La députée de Rosemont–La Petite-Patrie, qui entame son quatrième mandat dans le comté, sera aussi responsable du conseil du trésor.
«J'aime l'administration publique. Dans l'administration publique, tu peux ne pas faire de partisanerie. L'enjeu de cette instance est de donner un bon service aux citoyens, au meilleur coût possible. C'est ce que tous les citoyens veulent.
Deviendra-t-elle une sorte de vérificatrice générale? «Pas vraiment, rigole la députée. Avec cette fonction, je deviens critique du Parti québécois en la matière. Je dirais que le trésor agit plus comme un chien de garde des fonds publics: Mon rôle sera plutôt d'expliquer les dessous des commentaires partisans», car les chiffres ne mentent pas, ajoute Mme Dionne-Marsolais
Résultats du 26 mars
La députée de Rosemont-La Petite-Patrie sait qu'elle et ses collègues péquistes élus sur l'Île auront du pain sur la planche. «À Montréal, il n'y a pas de représentant de l'opposition officielle», glisse-t-elle. Montréal est sous représentée à l'Assemblée nationale, une situation qui place la métropole dans une position inconfortable.
Elle s'en prend «au mythe» voulant que les régions soient laissées pour compte et que la métropole se taille une large part de la tarte dans les finances publiques de la province. «C'est loin d'être le cas, argue la députée. Si on veut que la métropole agisse comme moteur pour les régions, elle doit recevoir sa juste part, ce qui est loin d'être le cas actuellement.»
Bourrasques dans les rangs péquistes
Les récentes allégations d'André Boisclair à l'endroit de Gilles Duceppe déplaisent à la députée de Rosemont–La Petite-Patrie. «André Boisclair a fait une sortie contre un membre de la famille souverainiste. C'est désolant. On devrait plutôt s'unir dans l'adversité», réprime Rita Dionne-Marsolais qui ne cache pas son impatience face à la gouvernance de son parti. Sans dire clairement qu'elle en appelle à une course à la chefferie, elle considère qu' «il est important que l'on prenne rapidement une décision. Dans ce genre de situation, le temps compte.»
Les péquistes ont le sang chaud et la réplique facile, concède la dame. Le problème n'est pas là. «Pour le Parti libéral comme pour l'Action démocratique du Québec, c'est le chef qui décide, les membres ont plus tendance à se rallier derrière lui. Le PQ est un parti d'idées. Notre objectif est de bâtir un pays. C'est un énorme mandat et il est normal que les membres du parti soient dans un état d'effervescence continuel.»
Soutenir le projet de l'hôpital Bellechasse
Dans le contexte politique actuel, il faudra davantage jouer du coude pour faire avancer les dossiers locaux, sait Rita Dionne-Marsolais. Mais elle compte bien ne pas baisser les bras, notamment dans le cas du réaménagement de l'ancien hôpital Bellechasse, dossier qui trône en tête de liste de ses priorités. Si le projet est en bonne voie de se réaliser, tant que l'argent du provincial ne sera pas sur la table, il y a toujours des risques, souligne-t-elle.
Rita Dionne-Marsolais veillera au développement durable
Le Parti québécois a annoncé qu'il procédera à la création d’un comité formé de députés chargés de l'économie, du développement durable et des régions. André Boisclair en assumera la présidence. Les députés Rita Dionne-Marsolais, François Legault, Stéphane Bergeron, Lisette Lapointe, Danielle Doyer, Irvin Pelletier, Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier en seront membres.