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«Nos écoles sont sécuritaires, j'en suis certain»

– Louis Bienvenue, directeur de Père-Marquette

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 27 mai 2007 à 9:00
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«Nos écoles sont sécuritaires, j'en suis certain»
La violence telle que définie par le dictionnaire : force brutale exercée contre quelqu'un. Telle que définie par le Journal de Montréal : le nombre d'appels logés au 911 par une école, a raillé le directeur de Georges-Vanier, Marc Prescott. (Photo: Jacques Pharand)
«Nos écoles sont sécuritaires, j'en suis certain»
– Louis Bienvenue, directeur de Père-Marquette
«Je me sens plus en sécurité à l'école que partout ailleurs.» «Le monde ne met pas le feu aux poubelles.» «Nos écoles sont sécuritaires, j'en suis certain.» Mercredi dernier, élèves, directeurs d'école, commissaires scolaires et parents sont venus affirmer que la violence n'est pas omniprésente dans les écoles secondaires, contrairement à une perception nourrie par des palmarès alarmistes diffusés par un quotidien de la métropole.
À quelques reprises au cours de l'année, la séance du Conseil des commissaires de la CSDM s'est déroulée dans une école, hors des murs du siège social. Les membres du Conseil auront profité de l'occasion pour entendre les citoyens sur divers dossiers d’actualité. Le 23 mai, c'était au tour de l’école secondaire Georges-Vanier d'accueillir une de ces séances. Le choix du thème de la discussion, «Assurer la sécurité des élèves : quelles sont les meilleures voies à suivre ?», n'était pas fortuit. Un palmarès sur les écoles et la violence publié en février dans le Journal de Montréal plaçait Georges-Vanier en tête de liste.

Marc Prescott, directeur de Georges-Vanier, Lyne St-Pierre, directrice de Lucien-Pagé, et Louis Bienvenue, directeur de Père-Marquette, ont fait le point sur la situation. Ils n'ont pas livré une vision angélique des choses. Il y a des incidents, ont-ils reconnu. Affirmer le contraire serait mentir. Mais de là à croire que les événements violents sont monnaie courante, pas question.

Comment éviter toute friction ? «Un adolescent, ça arrive dans un milieu scolaire et ça veut trouver sa place», a mentionné Louis Bienvenue. Il y a 1150 élèves à Père-Marquette, 1350 à Georges-Vanier et 1580 à Lucien-Pagé, a indiqué Lyne St-Pierre. «Et ce sont tous des adolescents», a-t-elle rappelé. Toute une faune à gérer. «Si vous en avez un ou deux à la maison, c'est certain que vous vous arrachez les cheveux de temps en temps.»

La recette du succès semble résider dans le proverbe africain qui dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant. Les trois écoles tablent sur cette approche.

«La sécurité est une responsabilité qui doit être partagée», a soutenu Marc Prescott. Une responsabilité partagée avec les ressources du milieu – policiers, travailleurs de rue, organismes communautaires, etc. – et avec, au premier chef, les parents.

«C'est la responsabilité d'une équipe école, une responsabilité commune. Le concierge, la secrétaire, tout le monde a un rôle à jouer», a dit Louis Bienvenue, qui, à l'instar de ses homologues, a insisté sur l'importance du travail de prévention. «Il faut s'associer avec tout ce qui gravite autour du milieu scolaire.»

Un père de quatre enfants, dont deux fréquentent Georges-Vanier, a expliqué qu'à son avis, la réussite scolaire peut constituer un bon baromètre quant au climat d'une école. Ses enfants connaissent d'excellents résultats, s'est-il réjoui. «Il y a quelque chose dans cette école qui leur permet de grandir, a-t-il dit. Mes enfants sont des témoins que ça fonctionne très très bien.»



(Photo: Jacques Pharand)

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