Pablo Rodriguez - (Photo d'archives)
Faire chuter le gouvernement?
Confiants d’avoir l’appui de la population en matière d’environnement et de respect du protocole de Kyoto, des députés de tous les partis d’opposition n’ont pas écarté la possibilité de faire tomber le gouvernement conservateur sur cette question.
Porte-parole du Bloc québécois en matière d’environnement, le député Bernard Bigras estime que le point de rupture pourrait être atteint lorsque le projet de loi C-288 (sur le respect du protocole de Kyoto) obtiendra la sanction royale. « À la suite de la sanction royale, le gouvernement disposera de 60 jours pour déposer un plan. S’il ne respecte pas le vœu de la population et des parlementaires, on devra réévaluer la situation », estime-t-il.
Parrain du projet de loi C-228, le député libéral Pablo Rodriguez estime que son parti est prêt à déclencher des élections si l’enjeu concerne l’application du protocole de Kyoto : « Ce n’est pas impossible que l’on fasse tomber le gouvernement sur ce sujet. Une chose est certaine : pour tout vote de confiance concernant Kyoto, le caucus votera en faveur de son respect, que cela cause des élections ou non. »
Pour sa part, le porte-parole du Nouveau parti démocratique au Québec, Thomas Mulcair, a déclaré que son parti « n’a pas peur d’aller en élection ».