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Quand l'olive rencontre le café

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 14 juin 2007 à 15:00
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Quand l'olive rencontre le café
Olives et Café noir, 1109, rue Beaubien Est. Photo: Éric Carrière
Quand l'olive rencontre le café
Elle aime les olives, il est amateur de café fort. Elle est québécoise, il est d'origine libanaise. Ils ont créé ensemble Olives et Café noir, un commerce qui propose de faire découvrir des produits du Québec et de la méditerranée, le tout biologique à 70 %.
Ancien auteur-compositeur, Aziz Tabah avait envie de faire découvrir dans son pays d'adoption les produits qu'il connaît depuis qu'il est tout petit. Avec sa conjointe, Sonya Cormier, il a ouvert à l'emplacement d'un ancien Dollarama une charmante boutique que les épicuriens de Rosemont fréquentent assidûment. Après un an d'ouverture, Olives et Café noir a trouvé sa clientèle.

«Nous avons deux enfants et toute la famille mange bio le plus possible. Nous nous préoccupons de l'environnement et particulièrement de la surexploitation de la terre», déclare Sonya Cormier, 32 ans. En ouvrant leur épicerie fine à saveur bio, le couple a touché à un créneau de plus en plus recherché par les consommateurs.

Les amateurs de produits du soleil y ont le choix parmi une vingtaine de sortes d'olives importées du monde entier. Maniaque de ce petit fruit ovale, Aziz s'en est procuré plusieurs sortes en exclusivité et a poussé le vice jusqu'à développer sa propre recette : une olive marocaine marinée dans des grains de café espresso.

On y trouve également au magasin du beurre de sésame ainsi que le zaatar, un fameux mélange d'épices. Ateliers de découverte sur les olives succèdent à des conseils pour fabriquer son humus ou cuisiner avec le tajine. Le commerce propose aussi des sacs biodégradables et pratique le recyclage des contenants.

«C'est valorisant et gratifiant de faire quelque chose en quoi l'on croit. Après un an, l'expérience est concluante», estime Sonya. L'inventaire a triplé au cours des derniers mois et un espace bistro s'est ajouté pour répondre à la demande de la clientèle.

Le couple, qui habite juste au-dessus du magasin, n'échangerait sa place pour rien au monde. «Le quartier est en effervescence. Il y a place pour un commerce de proximité comme le nôtre qui s'adresse à une clientèle conscientisée.» Dans l'avenir, les deux entrepreneurs souhaitent voyager pour aller rencontrer les producteurs localement. Prochaine étape : direction la Provence et l'Italie, de quoi ramener de nouveaux mélanges d'olives toujours plus surprenants.

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