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Pascale Picard: I sing in English

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 15 août 2007 à 9:00
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Pascale Picard: I sing in English
La carrière de l’auteure-compositeur-interprète Pascale Picard prend de l’élan avec force et conviction. Avec son band, la nouvelle coqueluche de l’heure foulera la même scène que The Smashing Pumkins et Interpol dans le cadre de la deuxième édition du festival Osheaga, les 8 et 9 septembre. (Photo: Marc Montplaisir, gracieuseté de Zone3)
Pascale Picard: I sing in English
Un grand arbre et une table de pique-nique: c’est tout ce dont nous avions de besoin lors de notre rencontre avec Pascale Picard par une chaude matinée de juillet.
L’auteure-compositeur-interprète de 24 ans n’en était pas à ses premières questions de la journée, mais elle s’est volontiers prêtée au jeu, d’autant plus qu’à l’extérieur, elle pouvait en griller une.

Depuis la sortie de son premier album le printemps dernier, la machine s’est emballée. Flanquée de son guitariste Mathieu Cantin, Pascale explique que le succès qu’elle connaît dépasse ses attentes. Surtout au Québec de Paul Piché et de Gilles Vigneault.

Parce qu’elle écrit et chante en anglais et que ses influences viennent de la langue de Shakespeare, elle a cru un temps qu’il faudrait s’expatrier à Toronto ou Vancouver pour percer.

Mais l’émission de télé satirique Les Pourris de talents, diffusée à Musique Plus et produite par Zone3, lui a ouvert toutes grandes les portes de cette grosse machine bien huilée. Trois mois et plus de 30 000 albums vendus plus tard, elle partagera la même scène que The Smashing Pumpkins et Interpol dans le cadre du festival Osheaga, un événement qui aura lieu les 8 et 9 septembre au parc Jean-Drapeau.

Une belle vitrine pour une carrière toute naissante, reconnaît Pascale. «Beaucoup de gens ne nous connaissent pas encore au Québec, mais on est très chanceux de participer à Osheaga et d’avoir trois chansons dans le film Les trois petits cochons de Patrick Huard. Disons que c’est beaucoup de belles occasions qui se présentent à nous. À Osheaga, on va présenter notre show, car c’est ça qu’on sait le mieux faire de toute façon. Tout dépend du temps qui nous sera alloué.»

« Osheaga, c’est un rêve et c’est ce que nous aurons fait de plus gros jusqu’à maintenant. C’est exactement avec la gang qu’on a le goût de jouer. L’an dernier, je regardais la programmation et je voulais être là-dessus, mais jamais je n’aurais pensé y arriver aussi vite », glisse Pascale, les couettes au vent.
Un anglais musical
Excédée qu’on lui demande pourquoi elle chante en anglais? La question la fait sourire. « Non, je ne suis pas gênée par ça. J’ai appris mon anglais en lisant les pochettes des albums. À la minute où je pense musique, j’écris en anglais. C’est comme ça. J’ai un anglais musical dans ma tête, c’est naturel, j’ai voyagé et écouté les films en anglais. »
Le guitariste Mathieu Cantin mentionne que l’album Me, myself and us « est intègre dans le sens qu’on n’a pas réinventé la musique, mais on l’a fait exactement comme on le voulait. C’était sans compromis pour la musique. »

La chanteuse n’est pas peu fière, elle aussi, de ce premier opus: « on a eu carte blanche pour l’album. Pour nous, c’était très important. Le côté artistique a toujours primé pour nous et on sait ce qu’on veut faire. On sait que les maisons de disques, ce sont des banques et pas des artistes. Quand tu assumes ce que tu fais et que tu n’as pas fait de compromis, tu ne peux qu’être fières du résultat », avance-t-elle avec un franc-parler bien à elle.

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