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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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75 ans et plus vert que jamais

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 17 septembre 2007 à 9:00
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75 ans et plus vert que jamais
Laurent Lessard et Laurent Pellerin. (Photo: Régent Gosselin)
75 ans et plus vert que jamais
En 75 ans d'existence, on peut sans hésitation dire que les marchés publics de Montréal sont devenus l'emblème par excellence de l'achat local. Une très grande proportion des producteurs misent d'ailleurs sur ce lieu d'échange unique pour vendre salades, pommes, miel et fromages. Certains réalisent jusqu'à 90% de leur chiffre d'affaires grâce à la formule.
La ville comme moteur de développement des régions. Le 10 septembre, la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal soulignait l'événement au marché Jean-Talon en mettant l'accent sur l'importance de cette activité pour bon nombre de producteurs. Une fête qui arrive en pleine Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois.

Les marchés publics montréalais – Atwater, Jean-Talon, Maisonneuve et Lachine – sont aujourd'hui au cœur d’une préoccupation qui s’est généralisée au sein de la population depuis des mois, notamment dans Rosemont–La Petite-Patrie, soit la promotion du développement économique par l’achat local. Cette fois, ce n'est pas la CDEC de Rosemont–La Petite-Patrie, la SODER, l'arrondissement ou encore Équiterre, les principaux acteurs derrière Je m'active dans Rosemont–La Petite-Patrie, qui sont venu mousser le concept du «acheter un produit régional dans un commerce près de chez vous», mais bien Laurent Lessard, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec et député de Frontenac ainsi que Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles.
La philosophie locale à l'échelle du Québec
On vante de plus en plus les vertus de l’achat local pour ses répercussions positives sur tout le développement régional: il suffit juste d'en être conscient au moment de remplir son panier, un petit geste qui ne demande pas qu'on casse à chaque fois la tirelire.
«Ajouter simplement deux produits alimentaires québécois au panier d’épicerie hebdomadaire représente un geste porteur qui permet à la fois de maintenir de nombreux emplois dans nos régions et de manifester notre appréciation à l’égard du savoir-faire des producteurs et des transformateurs de chez nous», a donné en exemple le ministre Lessard.
Le Québec à portée de panier
Vitrine sur le Québec, vitrine sur le monde, chaque marché public a sa propre couleur. Par exemple, le marché Jean-Talon, au cœur de La Petite-Italie, a su développer au fil des ans une renommée enviable qui s'étend bien au-delà du quartier. Il se distingue notamment par ses nombreux étals extérieurs qui, pendant la belle saison, regorgent de produits provenant d'une centaine de producteurs.

«[Les marchés] sont au cœur de la communauté montréalaise et sont les témoins de la diversité culturelle», a fait valoir André Lavallée, maire de Rosemont-La Petite-Patrie.

Outre les quatre principaux marchés montréalais, on dénombre 14 marchés de quartier. Autant d'occasions de goûter à la richesse agroalimentaire que l'on retrouve aux quatre coins de la province, sans avoir à quitter l'Île!

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