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Temps de réflexion pour l'école Saint-Étienne

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 29 septembre 2007 à 14:00
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Temps de réflexion pour l'école Saint-Étienne
Fermera, fermera pas? L'heure est à la réflexion et à l'action pour l'école Saint-Étienne. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) se donne toute l'année afin de réfléchir au sort de l'établissement scolaire de l'avenue Christophe-Colomb. D'ici là, tout sera mis en œuvre afin de maintenir en vie cette petite école de quartier de 118 enfants.
Depuis plusieurs années déjà, la rentrée scolaire à Saint-Étienne se fait sous le signe de rumeurs persistantes entourant une éventuelle fermeture. Cette situation, guère invitante au moment des inscriptions, ajoute à la problématique.

La CSDM a donc, en début d'année scolaire, annoncé qu'elle tranchera. Mais avant, «on tentera de trouver des solutions, comme nous l'avons fait dans le cas de l'école Sainte-Bibiane», a commenté Diane De Courcy, présidente de la CSDM. Les 25 petites écoles de quartier (moins de 225 élèves) sur le territoire de la CSDM sont d'ailleurs toutes passées par ce même processus de réflexion. «Jusqu'à maintenant, trois établissements seulement ont fermé leurs portes», a dit Mme De Courcy.

S'il n'est pas question de fermeture pour l'instant, on n'écarte pas non plus une éventuelle fusion avec un autre établissement scolaire, une possibilité avancée l'année dernière.
En attendant la décision finale
Les dés ne sont donc pas jetés. Les discussions avec les représentants des parents et la direction d'école sont déjà bien entamées; un train de mesures sera graduellement mis en place.
On compte aussi sur une augmentation de la jeune clientèle dans le quartier. Misant sur l'hypothèse que tout développement immobilier suppose l'arrivée de familles et d'enfants, la CSDM espère que les divers projets de logement sur le site des anciens ateliers municipaux, situé tout près, favoriseront la venue d'environ 150 familles. Cette situation assurerait possiblement à l'école Saint-Étienne un bassin d'enfants justifiant le maintien de ses activités.
Multiplier et bonifier l'offre de services
On souhaite aussi élargir la palette de possibilités offertes entre les quatre murs de l'établissement scolaire. Déjà, on y a développé une expertise unique avec le projet d'intégration des enfants autistes. Une situation qui pèsera dans la balance, a confirmé Mme De Courcy.
Les démarches avec le centre de la petite enfance (CPE) Saint-Denis devraient s'intensifier au cours des prochains mois. «Les nouveaux locaux de ce CPE pourraient être construits dans une partie de la cour de l'école Saint-Étienne», ce qui s'est déjà vu ailleurs dans Rosemont-La Petite-Patrie, a pour sa part fait valoir Kenneth George, commissaire scolaire de Villeray–Petite-Patrie.

Ce dernier a aussi mentionné qu'un nouveau projet pédagogique sera développé et soumis au conseil d'établissement (CE). Le fruit des réflexions de l'équipe-école a d'ailleurs été présenté au CE, le 25 septembre. «C'est un processus évolutif qui se poursuivra jusqu'en décembre, date à laquelle on lancera une campagne de promotion, a indiqué Francine Gaudette, directrice de l’école. Nous voulons attirer une nouvelle clientèle, mais nous souhaitons aussi améliorer les services qu'on offre déjà à nos enfants.»
Penser petit, penser qualité
L'édifice est utilisé à 100 % de sa capacité: Saint-Étienne ne pourra donc jamais avoir plus que 180 élèves, compte tenu de la présence des six classes à ratio réduit qui répondent aux besoins des enfants autistes. «La norme de 225 élèves ne peut pas tenir, si on garde la vocation de l'école», a soutenu Kenneth George.
Cependant, l'école pourrait accueillir plus d'élèves dans ses classes régulières. «Même si nous avons un volet particulier, il n'en demeure pas moins que Saint-Étienne est une école de quartier et cela, les gens l'oublient parfois. Notre école est petite, mais nous misons sur cela pour offrir un enseignement personnalisé», a argué Francine Gaudette.

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