Lundi, lors de l'inauguration du nouveau Pavillon des arts et des sports du collège Jean-Eudes, on avait une double raison de célébrer. Nul doute que le Collège améliore grandement la qualité de vie de ses élèves. Du coup, l'arrondissement y gagne des infrastructures sportives et culturelles modernes et invitantes. Des espaces qui faisaient cruellement défaut dans le quartier. . (Photo: Éric Carrière)
Des arts et des sports
Lundi, le collège Jean-Eudes procédait en grande pompe à l’inauguration du Pavillon des arts et des sports, une toute nouvelle section qui lui permet d’accueillir près de 200 élèves supplémentaires. Ces installations culturelles et sportives de qualité sont aussi mises à la disposition des Montréalais.
En contrepartie, le Collège peut profiter des installations sportives d’Étienne-Desmarteau. «Il est plutôt rare de réaliser un tel partenariat entre le public et le privé», expose Denis Pérusse, régisseur des ressources matérielles du Collège, pendant la visite du <@Ri>Journal de Rosemont-La Petite-Patrie@$p>.
Échange de bons procédés
La clientèle estudiantine peut maintenant profiter d'un gymnase double avec estrades, d’une salle multisports, d'une autre de musculation de 200 m2 avec des équipements dernier cri, d’un studio de danse et d’une salle de musique à l’acoustique étonnante, d’un studio de théâtre, d’une salle polyvalente, le Forum, pouvant servir pour des présentations de toutes sortes ainsi que de treize nouvelles salles de classe.
On facilite aussi la vie, notamment aux jeunes hockeyeurs et footballeurs de l’établissement du boulevard Rosemont. Le passage souterrain reliant le Collège au Centre Étienne Desmarteau a été reconfiguré: les élèves auront dorénavant droit à des vestiaires spacieux.
Une bonne partie du Pavillon, réalisé par le Collège au coût de 19 M$, profite aussi à la population par le biais des cours organisés par la Ville de Montréal. Yoga, tennis, escrime, théâtre, danse, alouette. Une entrée, coin de Bellechasse et 15e Avenue, a été aménagée par le Collège spécifiquement pour accueillir cette clientèle de soir et de fin de semaine.
«Tout a été mis en œuvre pour répondre premièrement aux besoins de notre clientèle, raconte notre hôte. Mais c'est avant tout un échange de bons procédés, «tout le monde y trouve son compte, reconnaît Denis Pérusse. Par exemple, le mur d’escalade, qui sera bientôt prêt [à ce qu’on nous a dit, l’un des plus hauts à Montréal], sera aussi ouvert au grand public», précise-t-il.
Sur fond de controverse
L’annonce de la nouvelle construction dans le quartier ne s’est pas faite sans quelques grincements de dents. Pour récupérer le stationnement – parmi les terrains cédés à la Ville de Montréal par le Collège lors des Jeux olympiques de 1976 pour la construction d’Étienne-Desmarteau – une entente tripartite entre Jean-Eudes, la Ville et le collège Rosemont a été réalisée. «Des négociations serrées qui ont débuté il y a plus de deux ans, rappelle Louis Laliberté, directeur général du Collège.
Il fallait trouver une solution de rechange notamment au stationnement pour Étienne-Desmarteau.» Le Collège a ainsi déboursé 116 000 $ pour l'aménagement d'une traverse piétonnière entre le centre sportif et le nouveau stationnement, de l'autre côté de la rue et déboursera annuellement 10 000 $ au collège Rosemont, pour les pertes de revenus de son stationnement payant.
Afin de réduire l’impact de la nouvelle structure sur la circulation locale, deux nouvelles entrées des élèves ont été aménagées: une piétonnière derrière le collège, et le tourne bride – par de Bellechasse – pour les parents qui viennent déposer leurs enfants au Collège. L'entrée principale sur la 15e Avenue demeure.
Autre irritant pour les riverains: les arbres. La magnifique allée de feuillus qui longe la 15e a été préservée; on a conservé le même nombre d'arbres présents sur le site avant le début des travaux, assure-t-on.
Le bâtiment neuf, fait de pierres naturelles, respecte l'architecture du bâtiment original. Afin de garder une harmonie architecturale, le campanile, emblème du Collège Jean-Eudes depuis sa création il y a un peu plus de 50 ans, a été reproduit au-dessus des deux nouvelles entrées de verre. «Rien n'a été laissé au hasard afin que le Collège s'intègre et même améliore l'aspect visuel du quartier», résume Denis Pérusse.