Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Journal de Rosemont / Petite-Patrie
Politique Provinciale
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

«Nous sommes devant une politique du laisser-faire»

Bernard Bigras réagit au discours du Trône

Louise Potvin par Louise Potvin
Voir tous les articles de Louise Potvin
Article mis en ligne le 18 octobre 2007 à 14:57
Soyez le premier à commenter cet article
«Nous sommes devant une politique du laisser-faire»
«Je constate que la majorité des gens de Rosemont-La Petite-Patrie n'adhèrent pas aux valeurs conservatrices», a argué Bernard Bigras. (Photo: Régent Gosselin)
«Nous sommes devant une politique du laisser-faire»
Bernard Bigras réagit au discours du Trône
Mercredi, Bernard Bigras, député de Rosemont–La Petite-Patrie, a vivement dénoncé le discours du Trône prononcé la veille par le chef conservateur, Stephen Harper. Le député bloquiste s'oppose principalement au refus de respecter le protocole de Kyoto ainsi qu'à un éventuel prolongement de la mission des soldats canadiens en Afghanistan jusqu'en 2011.
Pour le Bloc québécois, ces deux demandes sont tout simplement «non négociables.» «Le premier ministre parle de Kyoto en terme d'objectifs inatteignables. Il préconise plutôt une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Ce qu'on ne dit pas, c'est que c'est une cible d'intensité et non pas absolue, ce qui ne se traduira pas par une réduction, mais plutôt par une augmentation de 100 % des émissions canadiennes», s'est emporté le député bloquiste, en entrevue téléphonique, mercredi matin.

Un peu plus tard en journée, Bernard Bigras a tenu sensiblement le même discours devant la Chambre des communes, à Ottawa. «Même si on pollue moins avec chaque baril de pétrole, mais qu'on en produit plus, le résultat final est que la pollution, loin de diminuer, augmentera», a-t-il déclaré.

John Baird, ministre de l'Environnement, a répliqué que son collègue dans Rosemont-La Petite-Patrie faisait fausse route. «Pendant les 10 longues années où ce député a été le porte-parole de son parti politique, on a vu une augmentation de 33 % à 100 % des gaz à effet de serre. Ce gouvernement agit présentement beaucoup plus que le gouvernement précédent», a rétorqué M. Baird.
Bourse du carbone: Montréal a peu de chances
Dans un même élan, Bernard Bigras n'a pas caché son inquiétude de voir la bourse du carbone échapper au Québec. «La fusion de la Bourse de Montréal avec celle de Toronto nous laisse peu d'espoir», a-t-il dit.
Il a d'ailleurs talonné le gouvernement conservateur sur ce point. Le ministre Baird a donné l'assurance au député de Rosemont-La Petite-Patrie que le Canada aurait un marché du carbone. La question sur son emplacement reste cependant entière. «Ce n'est pas une décision qui se fait dans les corridors, à Ottawa», a-t-il dit pour toute réponse.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous surpris de la déconfiture de l'ADQ ?
  • Oui
  • Non