Pour ses 40 ans, l’auteure-journaliste Cécile Gladel se paie un gros cadeau: un premier livre et une première participation au Salon du livre de Montréal qui bat actuellement son plein à la Place Bonaventure.
(Photo: Daniel Marchand)
Protéger la planète tout en économisant: le pari de Cécile Gladel
Radieuse, Cécile Gladel? Sans l’ombre d’un doute! Pour l’auteure-journaliste, c’est un automne de « rêves en série » qui s’annonce avec la publication d’un premier livre, L’écolo écono, et une première participation au Salon du livre de Montréal. Deux moments forts qui tombent à point nommé pour l’année de ses 40 ans.
Cécile Gladel nourrit une passion bien sentie pour l’environnement depuis qu’elle a elle-même été sensibilisée durant ses études à Ottawa, au tournant des années 1990. Aujourd’hui, elle interpelle gentiment le citoyen, urbain comme campagnard, l’invitant à faire sa part. Pas question pour elle d’employer la manière forte avec les Québécois. Au contraire, il faut les exhorter à agir en leur démontrant qu’on peut protéger la Terre tout en économisant, d’ailleurs le credo de son bouquin.
Avant même que l’environnement ne soit un sujet à la mode, Mme Gladel en avait fait un créneau et une expertise qui l’ont mené dans les pages du quotidien La Presse et au Canal Vox, où elle a coanimé l’émission 100 % écolo.
L’écolo écono n’est pas un livre pesant. Il ne fait pas l’apologie des grandes théories environnementales. Guide sympathique, il recense une série de trucs et astuces à adopter au quotidien, et ce, sans s’éreinter: du covoiturage à la récupération des eaux de pluie, en passant par l’achat de seconde main et les paniers bios. Chaque geste tient sur une page avec les références en prime. Très pratique et simple, l’auteure a misé sur une formule conviviale qu’on peut revisiter toute l’année durant, selon les saisons.
De la parole aux actes
Ça cogite beaucoup, ça jase à qui mieux mieux, des yeux brillent quand il est question d’écologie. Mais agit-on quand vient le temps de le faire?
Cécile Gladel croit qu’il faut outiller la population et, surtout, simplifier les moyens comme les solutions, parce que les gens sont essoufflés par leur travail et leur train-train quotidien.
« Une mère monoparentale a d’autres priorités légitimes, comme nourrir ses enfants. Mais, si on lui dit qu’elle peut économiser tout en changeant quelques gestes dans sa journée, qu’on lui montre que c’est facile et qu’elle va disposer de plus d’argent pour ses enfants, là on la rejoint. C’est ce que j’ai voulu faire avec mon guide: montrer aux gens que ce n’est pas vrai qu’il faut être riche pour être écolo. »
« Je dis, au départ, que ce n’est pas un guide qu’il faut suivre à la lettre pour savoir si on est parfait ou pas. Personne ne l’est. Moi la première. De toute façon, certains trucs s’adressent à des clientèles spécifiques. Certains touchent aux familles, d’autres aux femmes ou aux hommes, parfois ce sont les automobilistes qui sont interpellés, les urbains ou les résidents des régions. L’important, c’est de commencer avec le recyclage qui est, à mon avis, la base de tout. Après, quand on est sensibilisé, c’est facile d’intégrer d’autres gestes et d’aller cogner à la porte de notre député. »
L’écolo écono
Auteure: Cécile Gladel
Avec la participation de Jacques Languirand, Laure Waridel, Stéphanie Lapointe et Marco Calliari.
Maison d’édition: Les Intouchables
(Photo: Daniel Marchand)