Une cinquantaine de membres du Comité logement Rosemont ont manifesté sur le site de l’ancienne usine Norampac. Ils demandent à l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie d’appliquer la politique d’inclusion de logements abordables dans ce grand projet de développement résidentiel qui sera prise en charge par un promoteur privé. La réalisation de ce site se fera dans le cadre d’un Projet d’Aménagement d’Ensemble (PAE).
(Photo de courtoisie)
L'autobus du logement abordable
Une cinquantaine de membres du Comité logement Rosemont ont manifesté sur le site de l’ancienne usine Norampac. Une tournée en autobus a aussi été l’occasion pour les membres du Comité et les représentants de la Table de concertation d’identifier d’autres sites potentiels pour le développement de logements sociaux dans Rosemont.
«Ce n’est pas la place qui manque!», s’est exclamée la porte-parole du Comité logement, Martine Poitras. Selon elle, il est possible de développer près de 500 unités de logements sociaux sur les 11 sites visités. C’est pourquoi les membres du Comité demandent au gouvernement du Québec d’accroître, dès maintenant, les investissements dans ce domaine.
Cet événement s’est déroulé dans le cadre d’une semaine nationale d’actions de sensibilisation et de revendication sur le logement social coordonnée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dont le Comité logement Rosemont est membre. L’action vise à présenter des demandes et des projets concrets qui permettraient d’augmenter sensiblement le nombre de logements sociaux dans Rosemont.
Le FRAPRU et le Comité logement Rosemont refusent que l’avenir du logement social se limite aux 800 logements en deux ans annoncés dans le budget présenté en mai dernier par la ministre québécoise des Finances, Monique Jérôme-Forget. Compte tenu de l’ampleur des besoins, ils considèrent au contraire que les différents paliers de gouvernement doivent travailler, dans leurs champs de responsabilité respectifs, à un objectif beaucoup plus ambitieux, soit celui de doubler dans un délai raisonnable le nombre de logements sociaux, sous la forme de HLM, de coopératives d’habitation et de logements appartenant à des organismes sans but lucratif (OSBL). Au Comité logement Rosemont, la liste des requérants s’établit à 1200 demandes. « La campagne Bâtir 1000 logements sociaux dans Rosemont, lancée en 2004, n’est pas encore complétée », rappelle Mme Poitras.
Au Québec, le nombre de logements sociaux se situe présentement autour de 123 000, ce qui représente environ un logement locatif sur dix. À Rosemont, 7 % des logements locatifs sont des logements sociaux; ils sont majoritairement concentrés sur les anciens terrains des Ateliers Angus et ont été construits dans à la fin des années ’80 et début ’90 à la suite d'une vigoureuse implication citoyenne.
(Photo de courtoisie)