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Une troisième option pour les souverainistes

Un nouveau parti provincial entre dans la course

par Yannick Pinel
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Article mis en ligne le 27 novembre 2007 à 15:04
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Une troisième option pour les souverainistes
Un nouveau parti provincial entre dans la course
Nicolas Girard n’était toujours pas arrivé. Une vingtaine de personnes l’attendaient avec impatience. Sauf une, qui l’attendait de pied ferme. Elle est venue se présenter: «Bonjour, mon nom est Caroline Moreno. Je suis une ancienne membre du Parti québécois. Je souhaite me présenter aux prochaines élections pour le P.I., le Parti indépendantiste. Je serai peut-être l’adversaire de Nicolas Girard.» La table était mise pour la première de plusieurs confrontations à venir.
Caroline Moreno a posé plusieurs questions piège à Nicolas Girard. Les plus explosives de la soirée, certes. «Ce projet de loi, le PLQ et l’ADQ disent qu’ils vont le rejeter. Pourquoi ne pas abandonner ce projet et faire la souveraineté plutôt?» Attaque à laquelle Nicolas Girard a répondu: «J’en conviens que la meilleure façon serait de faire la souveraineté, mais ce n’est pas possible actuellement. Il faut donc demeurer actifs.»

Celle qui se présentera à l'investiture du P.I. dans Gouin est vite revenue à la charge, blâmant le PQ pour la disparition des COFI (Centres d'orientation et de formation des immigrants). Autre question: «Avec ce projet de loi, vous voulez promouvoir le français. Alors, comment se fait-il que vous allez approuver la construction d’un méga-centre hospitalier anglophone?» Nicolas Girard lui a répondu que la communauté anglophone était une communauté importante à Montréal. Il a aussi pris la peine de lui dire qu’il avait déjà été reçu en français dans un hôpital anglophone de Montréal. «Moi, j’ai accouché en anglais», a rétorqué Mme Moreno. Cette intervention a été sa dernière de la soirée, puisqu’elle a quitté après s’être querellée légèrement avec un péquiste qui l’accusait de prendre la parole trop souvent et d’accaparer l’attention. Mme Moreno est demeurée polie et a demandé qu’on la respecte. Après quoi elle a enfilé ses habits d’hiver et a quitté la pièce.
Un parti reconnu par le DGE
Le parti de Caroline Moreno, le Parti indépendantiste vient d’être reconnu officiellement par le Directeur général des élections (DGE). Il y a déjà quelques semaines qu’il s’active dans Gouin en vue des prochaines élections. Il est à recruter des membres et des sympathisants.

«Le P.I. propose pour le prochain scrutin l’élection d’une majorité de députés indépendantistes, une déclaration d’indépendance par l’Assemblée nationale, l’adoption d’une constitution d’État indépendant provisoire et l’élaboration d’une constitution permanente, annonce-t-on dans le communiqué officiel. En d’autres mots, le P.I. propose de prendre le pouvoir pour réaliser le pays. Pas pour gouverner une province, mais pour réaliser l’indépendance du Québec, et ce, dans l’intérêt supérieur de la nation.»

«Un vote pour le P.I. est un vote pour l’indépendance du Québec», conclut le P.I. dans son communiqué. Un slogan qui rappelle la pensée d’un certain Louis Bernard, qui en 2005, lors de la course à la chefferie du Parti québécois, sommait les électeurs de voter pour le PQ à la condition de souhaiter la tenue d’un référendum. Dans le cas contraire, «ne votez pas pour le PQ», disait-il.

Reste à savoir à qui le Parti indépendantiste grugera ses votes. Au Parti québécois ou à Québec solidaire? À Nicolas Girard ou à Françoise David?

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