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La schizophrénie associée à des désordres inflammatoires

Mariève Tremblay par Mariève Tremblay
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Article mis en ligne le 29 novembre 2007 à 14:00
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La schizophrénie associée à des désordres inflammatoires
Le Dr Édouard Kouassi et son équipe ont relié les désordres inflammatoires à la schizophrénie. (Photo: gracieuseté)
La schizophrénie associée à des désordres inflammatoires
Dans une étude publiée dernièrement dans la revue Biological Psychiatry, une équipe de chercheurs de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) et de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine a démontré que des désordres inflammatoires étaient souvent associés à cette maladie.
En fait, même si la cause précise de la schizophrénie reste inconnue, il s'agit d'une première méta-analyse qui a permis de mettre de l'ordre dans les données connues jusqu'à maintenant, selon le Dr Édouard Kouassi, chercheur en immunopharmacologie à l'HMR. « Nous avons compilé plus de 500 travaux déjà publiés et nous les avons soumis à des critères scientifiques pour en tirer des conclusions. Celles-ci nous permettent d'établir avec précision l'existence d'un état inflammatoire chronique illustré par des concentrations sanguines plus élevées que la normale de cytokines inflammatoires chez les patients schizophrènes », explique-t-il.

La cytokine est une protéine qui joue un rôle dans la régulation de la réponse immunitaire et dans la communication entre les cellules et qui est impliquée dans beaucoup de phénomènes, entre autres, les rhumatismes. Cependant, les symptômes multiples de la schizophrénie compliquent un peu le tableau. « Notre analyse indique que les médicaments psychotropes utilisés pour soulager les symptômes de la schizophrénie et les troubles associés peuvent en partie expliquer les désordres inflammatoires observés chez les personnes touchées par la maladie. Mais en même temps, les taux élevés de certaines cytokines dans le sang semblent liés directement à la maladie, et non aux traitements pharmacologiques », souligne le Dr Kouassi.

Actuellement, il n’existe aucun moyen de guérir définitivement la schizophrénie.

Or, pour le Dr Kouassi, les résultats de cette étude sont porteurs d’espoir. « Ils permettent de mieux cerner les mécanismes de la schizophrénie et ainsi d’orienter dans la bonne direction les recherches nous rapprochant, espérerons-le, d’une méthode de diagnostic plus précoce et d’un traitement efficace pour améliorer la vie des gens atteints par cette terrible maladie. » Mais le travail est loin d'être terminé pour lui et son équipe. « On veut aller beaucoup plus loin! », affirme-t-il.
« Nous avons compilé plus de 500 travaux déjà publiés et nous les avons soumis à des critères scientifiques pour en tirer des conclusions »
- Dr Édouard Kouassi, chercheur en immunopharmacologie à l'HMR

(Photo: gracieuseté)

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