François Purcell se porte à la défense des citoyens de la Petite-Patrie
Cours de triage à Outremont
Considérant que le projet de l’Université de Montréal sur le site de la cour de triage d’Outremont aura des répercussions importantes dans le secteur ouest de la Petite-Patrie, le conseiller municipal de St-Édouard, François Purcell, revient à la charge en se portant à la défense des citoyens, notamment envers les groupes communautaires et les citoyens qui ont déposé des mémoires lors des consultations publiques tenues par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) le printemps dernier.
«En effet, jusqu'à présent, les citoyens sont toujours exclus du processus de consultation malgré la première recommandation du rapport de l’OPCM qui demandait à ouvrir plus démocratiquement la participation des citoyens des quartiers limitrophes», déplore d'emblée M. Purcell.
«Les discussions se font derrière des portes closes entre cinq maires d’arrondissement. Le fameux comité inter-arrondissement, créé par André Lavallée, responsable des dossiers de l’urbanisme à la Ville de Montréal, exclut totalement la participation des organismes et des citoyens. De plus, ce comité n’a tenu qu’une seule réunion informelle, selon ce que m’a confirmé ma collègue Anie Samson, maire de l’arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension», de mentionner François Purcell.
François Purcell poursuit: «Le maire de l’arrondissement Rosemont—La Petite-Patrie ne peut de facto se proclamer le seul et unique représentant de toute la population de la Petite-Patrie, d’autant plus que ce secteur est négligé depuis son entrée en fonction en 2005. De plus, il y a lieu d’être inquiet pour la suite des événements car, au mois de février dernier, André Lavallée, ne déclarait-il pas qu’il considérait le projet, tel que présenté sur les terrains de la gare de triage d’Outremont, comme étant positif pour notre arrondissement ».
«Rappelons que lors des consultations publiques, les citoyens de la Petite-Patrie et moi tenions le même discours: le projet était trop refermé sur lui-même et l’occasion était unique pour unifier les quartiers limitrophes au projet. Entre autres, le projet devait s’intégrer davantage avec le secteur ouest de la Petite-Patrie tant au niveau social, économique, physique (bâtiments, parcs, liens piétonniers) que par ses voies de circulation.»
Mentionnons finalement qu’une pétition réunissant quelque 3000 signatures de citoyens d’Outremont, de la Petite-Patrie et de Parc Extension a été déposée au conseil municipal de Montréal, le lundi 26 novembre dernier, demandant à l’administration municipale de respecter les recommandations du rapport de l’office de consultation publique.