Deux Rosemontoises sur l’équipe canadienne de nage synchronisée
Marie-Pier Boudreau-Gagnon et Ève Lamoureux rêvent des Jeux olympiques
Si l'équipe canadienne de nage synchronisée parvient à se classer pour les Jeux olympiques de Pékin, les neuf filles qui la composent devront jouer d'audace si elles veulent ramener le bronze au pays, un exploit et un rêve qu'elles se croient en mesure de réaliser. Les deux Rosemontoises sur l'équipe, Ève Lamoureux et Marie-Pier Boudreau-Gagnon, débordent de confiance, mais demeurent réalistes quant à la taille du défi qui les attend. «Il ne faudra pas avoir peur de présenter des chorégraphies originales. Le but, ce sera de choquer», annonce Ève Lamoureux. Ça promet, c'est le moins qu'on puisse dire!
À l’issue de la deuxième étape de sélection, qui s’est tenue il y a deux semaines, Synchro Canada a annoncé la composition de l’équipe nationale qui tentera de confirmer sa qualification olympique en vue des Jeux de Pékin. Parmi les heureuses élues figurent Marie-Pier Boudreau-Gagnon (1er rang) et Ève Lamoureux (6e rang), deux Rosemontoises.
Marie-Pier Boudreau-Gagnon est la mieux classée des deux. Elle forme d'ailleurs le duo par excellence au pays avec sa partenaire Isabelle Rampling, qui fait également partie de l'équipe. «On est classées sixième au monde», précise-t-elle. Drôle de coïncidence, c'est aussi le classement de l'équipe féminine canadienne.
Pour se classer aux Olympiques, l'équipe devra terminer parmi les trois premières lors de l'épreuve de qualification olympique qui approche à grands pas. Cinq pays ont déjà gagné leur place. «Ça fonctionne différemment cette année. Ils prennent une équipe sur chaque continent. Nous nous sommes inclinées devant les Américaines cet été aux Jeux panaméricains, alors c'est à elles qu'est revenue la place. La partie a été très serrée par contre», explique Marie-Pier Boudreau-Gagnon. L’Espagne et le Japon devraient faire partie du top 3, et le Canada bien sûr, mais l’Ukraine et l’Italie seront aussi à surveiller. Mais les Italiennes et les Ukrainiennes sont assez loin derrière. À moins d'une catastrophe, les Canadiennes devraient donc être des Olympiques. «Si on maintient notre sixième rang, tout ira bien», rassure Marie-Pier, qui devrait également se classer en duo, puisque les 20 meilleures paires au monde seront invitées à ces JO.
Ève Lamoureux est du même avis. Nouvelle venue au sein de l'équipe canadienne, la jeune de 20 ans est confiante quant aux chances du Canada d'être des prochains Jeux olympiques. «Je pense qu'on a de bonnes chances de classer le pays. » La jeune femme, qui aura 20 ans en juillet, semble bien déterminée. C'est elle qui a fait mention de l'intention des nageuses canadiennes de «présenter des chorégraphies originales» et de «choquer».
Rappelons que l'équipe nationale de nage synchronisée avait terminé cinquième aux derniers Jeux olympiques, ceux d'Athènes. Si on en croit les deux nageuses rosemontoises, le bronze n'est pas impossible à Beijing. À suivre...