Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
Actualité Policière
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Identification de nouveaux facteurs de risque génétique liés au lupus chez les femmes

Article mis en ligne le 26 janvier 2008 à 8:00
Soyez le premier à commenter cet article
Identification de nouveaux facteurs de risque génétique liés au lupus chez les femmes
Un consortium international de chercheurs cliniques et d’experts en génomique, duquel l’Institut de Cardiologie de Montréal fait partie, a mené une étude génomique à grande échelle qui a permis d’identifier plusieurs facteurs de risque génétiques du lupus érythémateux systémique (LES), communément appelé lupus. Il s’agit de la première étude exhaustive sur les causes génétiques du lupus. Les résultats de l’étude peuvent être consultés dans l’édition en ligne du 20 janvier de Nature Genetics. Le Dr John D. Rioux, Ph.D., professeur agrégé de médecine à l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) et à l’Université de Montréal, est l’un des auteurs de l’étude.

Le lupus systémique peut toucher les articulations, les reins, le cœur, les poumons, le cerveau et le sang. La maladie affecte 31 personnes sur 100 000 et les femmes sont atteintes dans une proportion neuf fois plus importante que les hommes. Les chercheurs croient que le lupus est causé par des variations génétiques qui interagissent l’une sur l’autre ainsi qu’avec l’environnement.

Les chercheurs ont étudié l’ADN de 720 femmes d’origine européenne ayant le lupus et 2 337 femmes non atteintes. Ils ont analysé quelques 317 000 polymorphismes nucléotidiques simples (SNP), c’est-à-dire des différences mineures dans la séquence d’ADN qui représentent les variations génétiques les plus courantes entre les individus, et ont tenté d’identifier les variations qui sont le plus souvent héritées par les personnes souffrant de lupus, comparativement à des échantillons recueillis auprès de personnes non atteintes. L’objectif est d’identifier le SNP associé au lupus. Les chercheurs ont confirmé ces résultats dans une autre étude indépendante sur un groupe de 1 846 femmes atteintes de lupus et 1 825 saines.

Les chercheurs ont trouvé des preuves d’un lien avec trois gènes : ITGAM, KIAA1542 et PXK, et à une région du génome qui ne contient pas de gènes connus. L’ITGAM est important pour l’adhérence des cellules immunes et pour l’élimination de pathogènes. Le KIAA1542 sert à traduire le code ADN en protéines. Le PXK code pour une molécule qui transmet des signaux cellulaires et qui contrôle certains processus complexes des cellules. Les chercheurs ont également identifié un lien avec des gènes préalablement associés au lupus et à d’autres maladies auto-immunes.

« Ces résultats nous permettent de circonscrire les distinctions génétiques entre l’arthrite rhumatoïde, le lupus et les autres maladies auto-immunes, qui pourraient nous permettre d’en arriver à des diagnostics plus précis, plus rapidement, » a déclaré le Dr John Harley, M.D., Ph.D., auteur principal et directeur de l’International Consortium for Systemic Lupus Erythematosus Genetics (SLEGEN), au Oklahoma Medical Research Foundation. « Ils permettent d’identifier les processus biologiques pour mieux comprendre cette maladie et suggérer des facteurs déclencheurs génétiques et non génétiques additionnels. »

« Ces résultats nous permettront également de concentrer notre recherche sur des processus biologiques spécifiques et des gènes identifiés dans cette étude et de disséquer les mécanismes moléculaires précis par lesquels ces gènes contribuent à augmenter le risque de lupus, » a soutenu le Dr John D. Rioux.

En fait, ces découvertes arrivent seulement quelques semaines après l’identification de l’un des premiers facteurs de risque génétiques du lupus systémique, tel qu’en témoigne un article publié dans l’édition de janvier 2008 de Nature Genetics. « Dans une étude préalable, nous avons identifié le gène TNFSF4, un gène important pour la communication de différentes cellules du système immunitaire entre elles, qui est également un facteur de susceptibilité au lupus, » a poursuivi le Dr Rioux. « Les percées technologiques qui ont rendu ces études possibles ont complètement révolutionné notre capacité d’identifier les facteurs de risque génétiques pour des maladies communes et ces découvertes représentent une avancée majeure dans nos efforts pour utiliser l’information génétique afin d’améliorer le processus diagnostique et le traitement de nos patients, » a conclu le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal et professeur de médecine à l’Institut de Cardiologie de Montréal et à l’Université de Montréal. Le Dr Tardif a également ajouté que « cette contribution exceptionnelle à l’avancement des connaissances médicales confirme la valeur de la stratégie mise de l’avant par l’ICM dans le domaine génétique et génomique qui est fondée sur des cibles médicales importantes, des chercheurs de très haut calibre et des partenariats internationaux porteurs dans une perspective de retombées optimales sur notre système de santé et sur le développement du Québec et du Canada ».

Cette recherche a bénéficié de l’appui de l’Alliance for Lupus Research and the National Institutes of Health aux États-Unis.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous déçu de perdre le Grand Prix de Montréal ?
  • Oui
  • Non