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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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Le royaume oublié du Grand Himalaya

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 6 février 2008 à 15:00
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Le royaume oublié du Grand Himalaya
À plus de 4 000 mètres d'altitude, moines, seigneurs féodaux et paysans vivent dans le respect des antiques traditions tibétaines. (Photo: Marc Laberge)
Le royaume oublié du Grand Himalaya
Ethnographe et grand voyageur, Marc Laberge est aussi un ouvreur de portes qui fait découvrir des pays à travers ceux qui les habitent. Sans téléobjectif, il s'approche au plus près des gens pour saisir leur humanité. Le 12 février, il nous convie à une randonnée pédestre en photos, à travers le Ladakh, contrée de montagnes suspendue entre ciel et terre où les rites et traditions sont encore bien vivants.
Le Ladakh est situé au cœur de l'Himalaya, dans la province du Cachemire, à l'extrême nord de l'Inde. En 2000, Marc Laberge y a dirigé ses pas. Accompagné d'un guide, à plus de 4 000 mètres d'altitude, il a promené son appareil photo sur les montagnes, les temples, les monastères et jusque dans les maisons.

« C'est un endroit unique au monde. On n'a pas l'impression d'être en Inde. Le rythme, les manières de faire, tout révèle une tradition tibétaine très présente », indique le conteur photographe. Au fil des décors féeriques constitués de chemins escarpés, de canyons vertigineux, de sentiers taillés dans le roc, de temples suspendus dans le vide, on découvre des espaces où le temps semble s'être arrêté.

Fidèle à une démarche combinant ethnographie et photographie, un art qu'il pratique depuis des années, Marc Laberge cherche avant tout à s'approcher des êtres. « Je ne recherche pas l'aventure pour l'aventure. Je veux capter des regards, montrer les gens dans leurs maisons. Je travaille toujours avec le souci d'une certaine authenticité. »

Son moteur : l'envie de connaître l'autre, de briser les idées reçues aussi, en apportant un regard différent, en amenant le spectateur à voir plus loin que les images toutes faites, à s'intéresser à autre chose qu'aux conflits et aux guerres.

Aux antipodes des voleurs d'images, il tisse patiemment un lien de confiance avec son sujet afin de l'amener à se laisser prendre tel qu'il est. Il entre dans les cuisines, partage le plat de riz et de lentilles familial, regarde les enfants faire leurs devoirs couchés par terre. À Padum, ville du Sanskar, il s'invite dans une cellule de moine perchée au-dessus d'un précipice, à flanc de montagne. Pour tout mobilier, une petite lampe alimentée à l'énergie solaire et une chaise.

De son voyage, il ramène l'image d'un peuple heureux, malgré les tensions qui agitent sporadiquement cette région sensible bordée par la Chine et le Pakistan. « La montagne a en quelque sorte servi d'abri aux gens en les protégeant des grands mouvements et des grandes catastrophes de l'histoire de l'humanité », constate le photographe.

Marc Laberge présentera son voyage sous le mode du conte. Le récit, qui accompagnera une sélection de photographies, sera émaillé d'anecdotes glanées au cours de son périple.
Le Ladakh, terre sacrée de l'Inde, le 12 février, à 21h30, à la maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie, 6707, av. de Lorimier. Infos : 514 872-1730.

(Photo: Marc Laberge)

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