Stéphane Hébert.
LES MOTS DU VIN (1)
Monsieur Dumas de Montréal écrit :
« ... nous commençons à nous intéresser au vin [...] apprendre et maîtriser certains termes nous aiderait sûrement à mieux l‘apprécier... ».
La chose vinicole est vaste, complexe. Des dizaines de pays producteurs, des centaines de cépages, des milliers de vignerons, des millions de produits, rouges, liquoreux, blancs, effervescents. Et les mots... nombreux ! De ce fait, l‘on se doit d‘apprendre le vin comme on le boit : doucement, dans le plaisir, afin d’être en mesure de se délecter de toutes ses subtilités et ainsi pleinement l’apprécier. Nul besoin de vouloir tout gober d’un coup ni de s’égarer dans les méandres « vinico-terminologiques », la simplicité ET la patience ont bien meilleur goût !
Voici donc la toute première chronique Les mots du vin d’une série qui s‘étalera sur plusieurs billets.
Cépage
Variété de raisin (donc de vigne) utilisée pour produire un vin. On dénombre plusieurs centaines de cépages différents dans le monde. Les plus populaires sont, en rouge, les pinot noir, cabernet sauvignon, merlot, zinfandel, syrah (ou shiraz dans certains pays), sangiovese, tempranillo; en blanc, chardonnay, sauvignon, pinot blanc, gewürztraminer et riesling. Un vin peut être produit en monocépage (un seul cépage) ou en assemblage (plusieurs cépages).
Lorsque l‘étiquette d‘un vin n’affiche que la mention Vin de cépage sans aucune autre précision, prenez vos jambes à votre cou, fuyez ! Vin de cépage certes, mais lequel ? Il s’agit souvent — du moins au Québec, berceau du plus que divin Harfang des Neiges — d‘un cocktail industriel qualité « dépanneur ».
Millésime
Il s'agit simplement de l’année où l’on a récolté (vendangé dit-on aussi) le raisin servant à l’élaboration du vin. 1961 ou 2005 par exemple.
Bouchonné
Voilà l'un des défauts les plus communs du vin, pas toujours facile à identifier. On reconnaît un vin bouchonné par son odeur et/ou son goût de moisi ou de carton mouillé. L'un des principaux responsables : le bouchon de liège, parfois de mauvaise qualité, ou encore contaminé par certains micro-organismes.
De 5 à 10% de la production vinicole mondiale serait affectée par cette anomalie. Belle affaire ! Mais grand bien nous fasse, la SAQ vous remboursera rubis sur l'ongle un vin bouchonné — ou qui vous semble l’être — que vous lui rapporterez.
RECOMMANDATIONS DE LA SEMAINE
Cette semaine, je vous laisse explorer en toute liberté. Humez, goûtez, découvrez... c’est surtout ÇA l‘apprentissage du vin !