François Purcell.
(Photo Régent Gosselin)
Le district Saint-Édouard laissé pour compte?
François Purcell, chef de Vision Montréal, sort les griffes
Filomena D’onofrio est exaspérée. Lors du conseil, d'arrondissement du 10 mars, cette résidante de la rue Waverly – district Saint-Édouard - a pesté devant les élus que les trottoirs de sa rue n'avaient pas été déneigés pendant plus de 20 jours en période de précipitations abondantes, les rendant quasi impraticables, voire dangereux. Elle est loin d'être la seule de son secteur à s'être déplacée pour se plaindre...
La dame a-t-elle exagéré la réalité? «Les allégations sur la rue Waverly sont, à notre connaissance, véridiques», a indiqué François Purcell, chef de Vision Montréal et conseiller du district Saint-Édouard.
Considérant que les tempêtes ont été plus nombreuses, il y a eu plus de plaintes, a convenu le conseiller du coin. Cependant, les doléances sont généralement toutes de même nature: l’entrepreneur ne livre pas la marchandise.
«Les panneaux interdisant le stationnement peuvent demeurer trois jours sans que le déneigement ne se fasse». Et, phénomène nouveau «d’ouest en est dans le district», l'élu a dit recevoir des plaintes pour bris de mobilier urbain et arbres écorchés.
Autre irritant pour le chef de l'opposition officielle: le secteur Marconi-Alexandra, particulièrement à l’ouest du boulevard Saint-Laurent, serait complètement négligé. «Et cette situation n’est pas nouvelle. C’était également le cas en 2006 et en 2007», a-t-il déclaré.
«On nous dit que la méthode [actuelle] de déneigement est révolutionnaire, cela demeure du verbiage. On a beau s’engager et faire de la propagande pour dire que les trottoirs sont déneigés dans les 24 heures, ce n’est pas vrai: on tente de s’en sortir avec les changements climatiques. Il n’en demeure pas moins qu’il y avait de nombreuses précipitations et variations de température entraînant des nids-de-poule bien avant l’arrivée d'André Lavallée, à titre de maire de l’arrondissement.»
«Lors du dernier conseil, les élus de l’équipe Lavallée défendaient le service des travaux publics. Pourtant, en 2005, [au moment où Vision Montréal était au pouvoir ] cette même équipe, avec les mêmes personnes, ne faisait pas la job…», a dénoncé M. Purcell.