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Les Magasins-Partage célèbrent leur dixième anniversaire

par Daniel Richard
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Article mis en ligne le 10 avril 2008 à 14:00
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Les Magasins-Partage célèbrent leur dixième anniversaire
«Cette cause se distingue de plusieurs autres dédiées à la pauvreté», raconte Mario Tessier qui, avec José Gaudet, agit à titre de porte-parole des Magasins-Partage. (Régent Gosselin)
Les Magasins-Partage célèbrent leur dixième anniversaire
Le 2 avril, c'était fête au Regroupement des Magasins-Partage de l’île de Montréal (RMPIM). Sylvie Rochette, directrice de l'organisme, Francine Grimaldi, marraine du Regroupement, ainsi que la présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, étaient au nombre des représentants qui ont pris la parole pour applaudir le chemin parcouru par l'organisme voué à la lutte contre la pauvreté.
Les Grandes Gueules, fiers représentants du Regroupement
Les Grandes Gueules, Mario Tessier et José Gaudet, agissent à titre de porte-parole depuis quatre ans. La mission de l'organisme a touché au cœur ces deux humoristes. «Lorsque Mme Rochette nous a tendu la perche, nous n’avons pas accepté immédiatement. C'est-à-dire que nous ne voulions pas nous impliquer dans une cause sans savoir ce qui en découlait. Cependant, dès que nous avons appris quels étaient exactement les objectifs et la démarche des Magasins-Partage, nous avons accepté avec un grand plaisir», a commenté Mario Tessier.
«Ce que j’aime de cette cause, c’est qu’elle se distingue de plusieurs autres dédiées à la pauvreté. Les gens ont l’opportunité de choisir les effets scolaires de leurs enfants, ou encore les cadeaux de Noël qu’ils achètent et ce, selon leur culture», de rajouter l’humoriste.

Le RMPIM donne la chance aux personnes inscrites d'acheter des effets scolaires lors de la rentrée ainsi que des denrées et des cadeaux pour les enfants à Noël, deux périodes de l’année qui peuvent être particulièrement douloureuses financièrement. En déboursant 10% du coût de leurs achats, les personnes n’ont pas l’impression de demander la charité, prône l'organisme. Les gens qui ont bénéficié de l’aide du RMPIM semblent d’ailleurs très reconnaissants puisque, selon Sylvie Rochette, il est très fréquent de les retrouver parmi les bénévoles.
Tourné vers l’avenir
Le RMPIM constate que le problème de la pauvreté demeure bien présent à Montréal. L’organisme affirme qu’il sera actif tant et aussi longtemps que la situation ne se sera pas redressée.
«Dans un monde idéal, le RMPIM n’existerait pas», reconnaît Mme Rochette. L'aide proposée par son organisme, essentielle pour bien des familles de Montréal, est appelée à se diversifier, ajoute-t-elle. «Pour les années à venir, nous voulons adapter nos services aux besoins des Montréalais. Entre autres, nous aimerions intervenir auprès de la population vieillissante. Nous voulons trouver des solutions pour aider ces personnes.»
«Dans un monde idéal, le RMPIM n’existerait pas.» @CSi: Sylvie Rochette
Le RMPIM en chiffres

246 magasins-partage

56 626 épiceries de Noël

4 736 épiceries de la rentrée scolaire

146 000 personnes accueillies

11 590 bénévoles

6 000 000 $ retournés aux Montréalais dans le besoin

Dossier magasin partage ; LA 131

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