« La situation est alarmante et, pourtant, les solutions sont à portée de main. Il n’en tient qu’au gouvernement de revoir son plan de développement afin de l’adapter aux réalités du baby boom que connaît actuellement la région de Montréal, concluent les députés Nicolas Girard et Rita Dionne-Marsolais. (Photo: Jacques Pharand)
«Les libéraux compromettent le baby-boom», dénoncent les députés péquistes
Le taux des naissances est en progression dans l'arrondissement, comme un peu partout au Québec d'ailleurs. Avec plus d'enfants, le manque de places en garderie risque bientôt de causer davantage de maux de tête aux parents, exposent le député de Gouin, Nicolas Girard et la députée de Rosemont, Rita Dionne-Marsolais qui dénoncent le manque de planification et de clairvoyance du gouvernement Charest pour le développement de places à 7$ en garderie.
Le phénomène est paradoxal, jugent nos députés locaux en se référant aux chiffres de l’Institut de la statistique du Québec qui notent une hausse constante des naissances depuis 2004 alors «que le nombre de nouvelles places implantées diminue de façon drastique». «Seulement pour les circonscriptions de Rosemont et de Gouin, le Régime québécois d’assurance parentale répertorie 2163 naissances en 2007. Actuellement, les CPE sur le même territoire disposent de 196 places pour poupons, ce qui équivaut à seulement 9 % des naissances», relèvent les députés de Gouin et de Rosemont.
«Il faut se réjouir du baby-boom. Le hic, c’est que cette situation pourrait se transformer en véritable cauchemar pour des milliers de parents québécois», déclare Nicolas Girard. Alors que Montréal enregistre plus de 44 000 naissances depuis 2006, le gouvernement Charest n’a développé que quelque 506 places en CPE au cours de la même période, dit-il, ajoutant que l'attitude du gouvernement Charest risque d'être un frein à la hausse de natalité.
LE GOUVERNEMENT CHAREST SE FAIT TIRER L’OREILLE
La députée de Rosemont, Rita Dionne-Marsolais a rappelé que la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal, instance retenue par le gouvernement pour faire l’évaluation des besoins de la région, a fait le travail du gouvernement et soumis un plan de développement pour les quatre prochaines années. Le gouvernement n’a toujours pas répondu au rapport déposé par la CRÉ de Montréal qui évalue le besoin réel pour Montréal à 13 000 places.
« La CRÉ et le réseau des CPE demandent davantage et soutiennent qu’ils ont la capacité de faire plus que ce que le gouvernement Charest propose. Qu’attend donc le gouvernement Charest pour accélérer la cadence de développement? Si l’on souhaite que les jeunes familles continuent à s’agrandir et demeurent à Montréal, il faut se donner les moyens de ses ambitions. Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’un parent me contacte pour me faire part du problème majeur de trouver une place en CPE présentement dans Rosemont. C’est inacceptable quand on sait qu’un enfant entrera à l’école dans 4 ans. La mise en place de solutions immédiate est cruciale. Les parents ont besoin de services adéquats » soutient la députée de Rosemont.
L’ÉTAT DOIT FAVORISER L’ACCROISSEMENT DE LA NATALITÉ
Le député de Gouin a aussi rappelé la nécessité pour l’État de mettre en place des conditions destinées à stimuler le désir des couples d’avoir des enfants et de les soutenir dans leur projet. « Actuellement, plusieurs centaines de parents de la métropole craignent ne pas avoir de places en services de garde après la fin de leurs prestations du régime québécois d’assurance parentale et au moment de retourner sur le marché du travail. Ça n’a aucun sens. Si on veut que le baby-boom soit durable, il faut donner un sérieux coup de barre et développer les places requises pour répondre adéquatement à la demande», poursuit le député Nicolas Girard. (L.P.)