Mince consolation: Men's Wearhouse versera 3 ,5 M $ en indemnités de départ aux travailleurs de la Golden Brand. (Photo: Éric Carrière)
Fin d'une époque
La Golden Brand ferme définitivement ses portes
Le vendredi 4 juillet, les machines à coudre de la Golden Brand se sont définitivement tues. Les 540 employés, la plupart des femmes, ont franchi le seuil de l'entreprise du 5800 Saint-Denis pour ne plus jamais y revenir. Ce n'est pas sans avoir mené une lutte acharnée contre le propriétaire américain Men's Wearhouse, démarches appuyées par les élus locaux Bernard Bigras, député fédéral de Rosemont et Nicolas Girard, député de Gouin.
Hormis les programmes d'aide déjà en place, rien n'a été fait pour soutenir les travailleurs, encore moins pour sauver ce qui reste du secteur manufacturier au Québec, se désole-t-on du côté du bureau de Bernard Bigras. «Les gouvernements, particulièrement le gouvernement fédéral, a fait la sourde oreille aux demandes d'aide des travailleurs», a commenté, lundi, Richard Filiatrault, attaché politique de M. Bigras.
Mince consolation: le syndicat Conseil du Québec - UNITE HERE (FTQ) s'est entendu avec la compagnie pour accorder aux travailleurs une somme de 3,5 millions de dollars en indemnités de départ «un règlement historique, surtout pour les travailleurs de l'industrie du vêtement », a expliqué Lina Aristeo, directrice du Conseil du Québec. Au bureau du député Bigras, cette démarche a été qualifiée de tentative servant à redorer l'image de Moores au Québec.
L'usine Golden Brand de Montréal fabriquait des pantalons et des habits destinés exclusivement à Men's Wearhouse et aux boutiques Moores du Canada. L'entreprise a indiqué vouloir accroître ses importations de vêtements en provenance de l'étranger, notamment en Asie et en Europe de l'Est.