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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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L'herbicyclage, vous connaissez?

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 19 juillet 2008 à 7:20
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L'herbicyclage, vous connaissez?
Vous avez des réticences à laisser vos restes de gazon sur place? On n'y verra plus rien en deux ou trois jours, garantit Jean-Yves Renaud. (Photo: Régent Gosselin)
L'herbicyclage, vous connaissez?
L'herbicyclage, vous connaissez? Ce terme technique qui, de prime abord, sonne à nos oreilles comme un concept tout nouveau et scientifique, serait en fait, l'une des plus vieilles méthodes au monde pour disposer de ses restes de gazon: le laisser-faire.

La Société de développement environnemental de Rosemont (SODER) fait actuellement la promotion de cette méthode toute simple, efficace et pleine de bon sens. Car mettre ses restes de gazon dans un sac vert est loin d'être un geste anodin. À chaque saison estivale, le Québec note une augmentation d’environ 30% de la quantité de déchets envoyés dans les sites d’enfouissements. «Cette situation est grandement causée par les rognures de gazon», explique Jean-Yves Renaud, agent de sensibilisation à la SODER.
Le b.a.-ba de l’herbicyclage
L’herbicyclage est un moyen écologique et économique pour avoir un beau par terre, en plus de diminuer la pollution et les efforts qu’amène l’entretien de la pelouse, résume M. Renaud. Comment faire? Il suffit principalement de laisser le gazon se décomposer de lui-même après la tonte. Bref, on ne le ramasse pas et on laisse Dame Nature faire son oeuvre, résume M. Renaud. «Idéalement, on coupe le gazon tous les cinq jours, surtout au printemps lorsque la pousse est plus rapide, et on le taille au tiers de sa longueur», on évite ainsi que le gazon n'étouffe sous les rognures ou que des maladies ne se développent, précise l'expert.
Ces simples consignes de base nous évitent aussi de se retrouver avec du chaume sur la pelouse, ces petites pailles jaunes inesthétiques. «Le chaume se produit quand les racines du gazon ne sont pas assez profondes dans le sol, ajoute l'agent de sensibilisation. En laissant les bouts de gazon au sol, les racines ont tendance à s'enfoncer dans la terre, certifie-t-il.
Avec l'herbicyclage, plus besoin non plus d'une grande quantité d’engrais pour avoir une belle pelouse, fait-on valoir à la SODER. Le gazon coupé et laissé sur place est une excellente source d’azote, gaz responsable de la couleur verte du gazon. De plus, cette technique apporte une protection accrue contre la sécheresse.
Herbe à poux
La Soder forme présentement des comités chargés de combattre l’herbe à poux à travers l’arrondissement. Aussi appelée Ambrosia, cette plante est une cause importante de consultation médicale, ce qui représente des dépenses en santé d’environ 50 M$ chaque année, dévoile la SODER. Au Québec, l’Ambrosia affecte environ 17,5 % des citoyens de plus de 5 ans.

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