Sylvie Boulianne souhaite changer l'image du politicien, un exercice difficile, mais important, juge-t-elle. (Photo: Régent Gosselin)
«Il faut faire plus de place à la moyenne entreprise»
Sylvie Boulianne, candidate du Parti conservateur
Une première version de cette nouvelle diffusée identifiait Mme Boulianne au Parti libéral. Les correctifs ont été rapidement apportés. Toutes nos excuses à la candidate.
Le Journal de Rosemont–Petite-Patrie a convié les candidats du comté de Rosemont–La Petite-Patrie à cibler deux enjeux locaux et à ébaucher des pistes de solution en lien avec ces problématiques. Entretien avec Sylvie Boulianne, candidate du Parti conservateur.
Aide à la moyenne entreprise
Les petites entreprises foisonnent dans le comté et elles côtoient des pôles majeurs de l'économie comme le Technopôle Angus, constate Sylvie Boulianne. Mais la moyenne entreprise se fait rare. « On n'utilise pas les guichets du gouvernement canadien pour aider les petites entreprises à croître. Le gouvernement conservateur offre un train de mesures et de programmes d'aide qui sont malheureusement méconnus et sous-utilisés. » La candidate se donne pour priorité de mieux faire la promotion de ces programmes, qui visent aussi à aider les familles et les particuliers, et de «faire les représentations nécessaires auprès du gouvernement », mieux que ne peut le faire le Bloc, qui n'est pas le gouvernement élu, soulève-t-elle.
Redorer l'image du politicien
Dans son porte-à-porte, Mme Boulianne dit croiser des gens déçus de la politique. Elle se donne donc pour mission de redorer le blason politique, de rebâtir le capital de confiance et d'établir une solide cohésion entre les élus, la population et les organismes du milieu. «Les gens ont de la difficulté à faire la distinction entre les élus municipaux, provinciaux et fédéraux. Il y a beaucoup de travail à faire sur le terrain à court terme, un travail d'éducation à la citoyenneté pour construire un capital de confiance. Les gens du comté sont cependant réceptifs, le terrain est fertile, mais ils sont désabusés. Avec les libéraux et le scandale des commandites et le Bloc qui est au pouvoir sans rien accomplir [ En 18 ans au pouvoir, le BQ a déposé 255 projets de loi : quatre ont été adoptés dont trois pour des changements de nom de circonscriptions, signale la candidate] et qui monopolise le débat autour de la souveraineté au détriment de l'économie, la côte sera difficile à remonter.»