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Priorité au redéveloppement du pôle Saint-Denis–Rosemont

Plus à l’est, le carrefour Masson et d’Iberville attendra

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 16 octobre 2008 à 16:00
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Priorité au redéveloppement du pôle Saint-Denis–Rosemont
Plus à l’est, le carrefour Masson et d’Iberville attendra
Troisième plus populeux arrondissement de la Ville de Montréal, Rosemont–La Petite-Patrie se prépare à accueillir, à moyen terme, 5000 nouveaux résidents avec tous les projets qui foisonnent le long de la voie ferrée du Canadian Pacifique, à commencer par le redéveloppement des sites des ateliers municipaux et celui du 6000 Saint-Denis, près du métro Rosemont.
Autrefois peuplé d’industries lourdes profitant du corridor ferroviaire, le sud de ce vaste arrondissement de 14,4 kilomètres carrés se métamorphose depuis une quinzaine d’années.

Tout a commencé par la transformation des Shops Angus dont la fermeture, en 1992, a envoyé 1000 travailleurs au chômage. Aujourd’hui, en plus des centaines de personnes qui y vivent, le Technopôle Angus compte de multiples entreprises de la nouvelle économie et des bâtiments certifiés Visez Vert. Une conversion encensée par urbanistes et écolos de tout acabit, car en plus des propriétés vertes des bâtiments, on a fait le pari du transport collectif et actif.

Entre le métro Rosemont, qui changera de visage, et le succès obtenu à Angus, succès qui ne se dément pas, il y a cependant un flou dans ce beau portrait: le carrefour des rues Masson et d’Iberville, où se trouve l’hôtel de ville du maire André Lavallée.

«On a mis les bouchées triples aux ateliers municipaux (le terrain en friche au coin de Saint-Hubert et de Rosemont) où entre 1000 et 1500 nouvelles unités d’habitation seront construites au cours des prochaines années. Les premières pelletées de terre sont pour bientôt. Nous lancerons prochainement un Plan particulier d’urbanisme au 6000 Saint-Denis (qui un temps devait accueillir le nouveau CHUM) pour en faire un quartier vert et il y a l’ancienne Place de la mode (5800 Saint-Denis) qui se transforme en accueillant le Campus des technologies de la santé. (…) Pour ce qui est du secteur de Masson et d’Iberville, le plan d’urbanisme de l’arrondissement prévoit des travaux d’amélioration à moyen terme, mais il n’y a rien sur la planche à dessin pour le moment», résume le responsable du transport collectif et de l’aménagement urbain à la Ville de Montréal. Selon M. Lavallée, bien des réflexions sont possibles concernant cette zone mixte comportant à la fois des fonctions résidentielles, commerciales et industrielles.

«La Promenade Masson se transforme et beaucoup de terrains vacants ont été comblés ces deux dernières années. Nous avons modifié le zonage sur la rue Molson (entre Saint-Joseph et Masson) pour accueillir de nouveaux résidents sur le site de l’usine Norampac. Le promoteur nous a soumis des idées préliminaires et le processus suit son cours, mais Masson va se consolider davantage avec ses nouveaux résidents qui profiteront du parc du Pélican juste en face», soutient le maire.
Étude de revitalisation de la Promenade Masson
En 2006, Doris Laflamme, directrice générale de la Promenade Masson depuis près de 20 ans, a demandé à l’arrondissement une étude de revitalisation de l’artère commerciale, étude qui, depuis, aurait été réalisée, mais dont elle n’a toujours pas obtenu les conclusions.
«On se demandait, à l’époque, qu’est-ce qu’on pourrait faire pour rehausser la qualité de la Promenade et en ce qui concerne le secteur des rues Masson et d’Iberville, je le trouve assez rock n’ roll, confie-t-elle. (…) Étant donné que ce (carrefour) est assez large, peut-être qu’on pourrait aménager des traverses pour piétons pour le rendre plus sécuritaire et aussi le verdir.»
Potentiel de 1000 emplois supplémentaires
Pour le directeur général de la Corporation de développement économique et communautaire de Rosemont – La Petite-Patrie (CDEC), Jean-François Lalonde, même si le secteur de Masson et d’Iberville n’est pas, esthétiquement parlant, l’un des plus attrayants, il n’en demeure pas moins qu’il constitue un pôle d’emploi comportant maints avantages sur lequel son équipe et lui continuent de tabler.
«On parle d’un secteur industriel et commercial situé en plein cœur de Montréal, où le coût locatif demeure très compétitif, ce qui est très avantageux pour le démarrage de nouvelles entreprises. De plus, on peut compter sur un important bassin de main-d’œuvre de proximité. On retrouve quelque 2000 emplois sur place, ce n’est pas rien. Oui, bien sûr, il y a place à l’amélioration, c’est vrai que la zone entre d’Iberville, Masson, de Lorimier et des Carrières aurait besoin d’interventions, mais on ne peut pas tout faire en même temps et, probablement qu’un jour, les autorités (municipales) seront rendues là.» Selon M. Lalonde, il y aurait un potentiel de 1000 emplois supplémentaires dans le parc industriel de ce secteur.
À lire sur Internet…
Une entrevue avec Florence Junca-Adenot:

«Masson-d’Iberville: un carrefour urbain mal défini et mal foutu»

www.journalderosemont.com

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