Il y a quelque mois à peine, le plafond du gymnase de l’école primaire de La Petite-Patrie se détachait par grandes plaques. Mauvais souvenir. Gilles Bernier, professeur de musique dans l’école de La Petite-Patrie, entouré de quelques jeunes de cette école primaire de la rue Henri-Julien, a, en chanson, marqué le Jour 1 de la salle multifonctionnelle Alphonse-Desjardins. (Photo: Jacques Pharand)
Inauguration de la salle Alphonse-Desjardins
Définitivement, il en manquait dans La Petite-Patrie. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir un bon bassin d'artistes établis dans le secteur. Bonne nouvelle, l’école de La Petite-Patrie dispose maintenant d'une salle multifonctionnelle qui profitera tant aux jeunes de cette école primaire de la rue Henri-Julien qu'aux professionnels appelés éventuellement à s'y produire. Rideau.
Le jour, pour le sport et les activités culturelles des élèves, et le soir, pour la musique, la danse et autres événements grand public. Le gymnase du Pavillon Saint-Jean-de-la- Croix de l'école de La Petite-Patrie, triste à mourir il y a à peine quelques mois, s’est transformé en une salle de spectacles de 250 places avec acoustique plus qu’honnête. «Avec la salle multifonctionnelle Alphonse-Desjardins, nous avons voulu créer un lieu qui sera fréquenté par nos élèves, mais aussi par la communauté», explique Francine Cloutier, directrice de l’école La Petite-Patrie.
Il fallait développer une approche culturelle dans le quartier, ajoutera la dame qui constate que les artistes sont loin d’être gâtés. L’école de La Petite-Patrie aura pris les devants «sinon il fallait aller au Patro Le Prévost …», argue Mme Cloutier. C’est sans oublier que la maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie cherche constamment à étendre ses ramifications. L’occasion était belle d’investir la salle toute neuve, ce qu'a fait Monique Garneau. La directrice de la maison de la culture a déjà dans ses cartons un spectacle de Noël pour le 20 novembre et mitonne une programmation spéciale pour la salle Alphonse-Desjardins. Surprise...
À propos des travaux
La conversion du gymnase a été supervisée par une firme d’architectes qui a porté une attention toute spéciale à l’acoustique, d’où la présence des panneaux au plafond qui favorise la réverbération du son. Idem pour la capacité électrique qui a été bonifiée pour répondre aux besoins d’une prestation artistique. Côté éclairage, il faudra attendre un peu, souligne Jacques Goupil, régisseur à la CSDM, responsable des travaux.
Si le plafond et la scène ont été entièrement retapés, il en va autrement du plancher de linoléum d’origine, un élément architectural important qu'on retrouve partout dans cette école d’inspiration Art Déco. Le revêtement en bon état a donc été conservé. Il a le double avantage de résister à la fois aux assauts des chaussures de sport et à ceux des bottes enneigées des spectateurs.
La CSDM a investi 25 000$ dans cette initiative qui s'élève à 55 000 $. Les Caisses populaires Saint-Jean-de-la-Croix et Canadienne Italienne, la Fondation Chenelière ainsi que le député de Gouin, Nicolas Girard, ont aussi contribué financièrement au projet. (Photo: Jacques Pharand)
«Nous avons voulu créer un lieu qui sera fréquenté par nos élèves et aussi par la communauté.»@CSi:Francine Cloutier.