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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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« Pro-Prêt nous ouvre une porte, à nous de la franchir »

Yves Calixte, employé de Pro-Prêt

par Lucile de Pesloüan
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Article mis en ligne le 4 janvier 2009 à 10:24
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« Pro-Prêt nous ouvre une porte, à nous de la franchir »
« Pro-Prêt nous ouvre une porte, à nous de la franchir »
Yves Calixte, employé de Pro-Prêt
Depuis 20 ans, l’entreprise Pro-Prêt, située près de Fullum et Masson, travaille dans un but de réinsertion professionnelle et sociale. « Nous œuvrons dans le domaine de la formation et du service en entretien ménager commercial et industriel, explique Marcel Leduc, directeur général de Pro-Prêt. Nous nous tournons vers les jeunes en situation d’exclusion, âgés de 18 à 30 ans, sans revenu, sans emploi mais surtout, volontaires. »
Rencontre avec les principaux intéressés.
Jean Davidson Pierre, 29 ans vient d’Haïti. Il a deux petits garçons, six mois et onze ans. Cela fait presque trois ans que Jean Davidson est arrivé au Québec. En Haïti, il était formateur dans le domaine de la santé. «Ici j’ai eu beaucoup de mal à intégrer le marché du travail. J’ai travaillé en manufacture. J’avais peu d’amis», confie le jeune homme. C’est son petit frère qui lui a parlé de Pro-Prêt. Le regard de Jean Davidson s’illumine. «J’ai trouvé ce qu’il me fallait ici. J’apprends quelque chose, j’ai un bon salaire pour subvenir aux besoins de ma famille. Je me sens plus digne.»

Depuis la fin août, Jean Davidson est en formation. Il a choisi de suivre le volet entretien ménager et en parallèle, l’entretien général d’immeuble. «Je vais sortir armé, poursuit-il. D’ici janvier, j’aurai terminé. Je vais apprendre à démarcher les employeurs, à présenter mon CV pour décrocher un poste. » Ce que souhaiterait Jean Davidson, c’est rester à Pro-Prêt, comme Yves Calixte, qui a commencé comme lui, en formation. À présent, ce dernier travaille au sein de l’entreprise, comme superviseur.

Cinq ans qu’Yves Calixte, 36 ans, est arrivé à Pro-Prêt. Et il ne tarit pas d’éloges à son sujet. «C’est comme une famille pour moi.» Lui aussi, c’est le bouche à oreille qui l’a guidé jusqu’ici. «Et pourtant je n’aimais pas le marché du travail. Mais j’ai été accueilli, encadré si chaleureusement par tous, des secrétaires aux intervenants en passant par les formateurs. C’est rassurant», se souvient-il.

De préposé, Yves est rapidement passé à chef d’équipe, puis superviseur. En février il sera formateur. « Je ne pensais pas avoir un niveau aussi élevé, sourit-il. Mais ici, quand on a des capacités, on nous pousse. » Et Yves Calixte fait la même chose avec les jeunes qu’il encadre maintenant. « J’ai eu une tellement bonne formatrice, je ne peux que retransmettre ce que l’on m’a appris. »

«C’était un très bon élève», rétorque Ginette Péloquin, 47 ans, collègue dont le parcours est très différent.«Il y a de la place pour tous à Pro-Prêt», affirme son directeur général. Ginette avait 38 ans lorsqu’elle a ouvert la porte de Pro-Prêt. Ses enfants devenus grands, elle souhaitait travailler en dehors de la maison. «Normalement le programme s’arrête à 30 ans....», se souvient Ginette. La mère de famille a, derrière elle, pas mal d’expérience, «mais pas un métier. Je ne suis jamais restée longtemps à faire le même travail.» Et à Pro-Prêt, son cœur a fait boum! Elle a gravi les échelons en un rien de temps. «En moins d’une année, je suis devenue formatrice. C’est maintenant une mission pour moi, je ne quitterais Pro-Prêt pour rien au monde.»

Le rôle des formateurs est primordial chez Pro-Prêt. « On écoute, on trouve la bonne façon d’apprendre. » Toutes les neuf semaines, Ginette Péloquin quitte les jeunes qu’elle a formés. « J’ai appris à prendre de la distance. L’important c’est que le message passe. »
Mode d'emploi
Chez les 34 employés de Pro-Prêt, 19 sont passés à travers le programme d’insertion, comme Ginette ou Yves. Depuis 20 ans, plus de 1500 jeunes ont emprunté cette filière. Une petite centaine d’entreprises font appel aux services de Pro-Prêt. Il ne leur coûte pas moins cher de travailler avec les jeunes de l’établissement, c’est un choix moral. « Nos jeunes ont beau être en apprentissage, nous avons un service à fournir, comme n’importe quelle agence de nettoyage », précise Marcel Leduc. La formation se déroule sur 315 heures, payées 8,50 $ de l’heure. Mais dès le stage, le taux horaire grimpe minimum à 14 $. « Nous avons reçu plus qu’une formation, et maintenant on a un métier dans les mains, pour un salaire décent», remarque Yves Calixte. Ginette Péloquin approuve: «Choisir de venir à Pro-Prêt a été une des meilleures décisions que j’ai prises dans ma vie.»
Info:Pro-Prêt, service d’entretien, 5500, rue Fullum, bureau 300, Montréal. 514 279 3627.

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vince

Commentaire mis en ligne le 24 mars 2009
Ses UnE eNtRePrIsE qUi Ma DOnnEr UnE cHaNcE..qUe Je FAsSE qUelQuE cHoSe De mA VIe...COmmE iL sE paSse QUELQuE
cHoSe DAnS mA vIe Il SoN En TraIn DE regLeR mOn probLeMe
FaQuE jE deMaNdRaIs a eDItH de M aIdEr.....$...

vincent.laurin

Commentaire mis en ligne le 24 mars 2009
Je m ApeLLe ViNcE eT jE sUIs Un EMpLoYeR eN foRmAtION
qUi NEsT pAs SaTIsFAIt... eT jE voUDrAiS dIrE qUe LA teRRe ExPLOsE...Je VoUDRAiS diRe bonjOur o GRANd BOsS De proPReT...Et PTiT BONjouRs a eDIth...

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