Les députés du Parti québécois, Nicolas Girard et Elsie Lefebvre, Hugo Séguin de l'organisme Équiterre, ainsi que les députés du Bloc québécois, Vivian Barbot et Bernard Bigras.
(Photo: Régent Gosselin)
Offensive politique pour exiger le respect de Kyoto
L'avenir de la planète et les changements climatiques préoccupent. On a pu le constater le 1er octobre alors que plus d'une centaine de personnes ont pris part à une assemblée d'information sur l'accord de Kyoto organisée au marché Jean-Talon par les députés Vivian Barbot, Elsie Lefebvre, Bernard Bigras et Nicolas Girard.
Les députés du Bloc québécois et du Parti québécois ont fait le point sur l’action que mènent conjointement leurs partis afin de forcer la main au gouvernement de Stephen Harper pour qu’il mette en application le Protocole de Kyoto.
Hugo Séguin, qui pilote le dossier des changements climatiques pour l'organisme Équiterre, a pris part à l'assemblée. Le message qu'il a livré se voulait informatif sur les enjeux auxquels nous ferons face dans un contexte de réchauffement climatique ainsi que sur l'urgence d'agir rapidement, notamment au niveau du transport alternatif et des moyens de chauffage comme la biothermie.
L’invitation visait par ailleurs à relancer l’opération signature de la pétition de la coalition Sauvons Kyoto, qui devrait être déposée cet automne à Ottawa et Québec.
«Même si déjà plus de 70 000 personnes ont signé la pétition, le gouvernement Harper fait ce qu’il veut, a déploré Vivian Barbot, députée du Bloc dans Papineau. À preuve, il ne lui faut qu’une pétition de 28 000 noms pour réaliser sa promesse électorale d’abolir le registre des armes à feu. Doit-on croire que l’opinion de dizaines de milliers de personnes qui réclament le respect de Kyoto et de véritables efforts de réduction des gaz à effet de serre compte pour des clous ?»
Députée du PQ dans Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre a pour sa part déclaré que «le gouvernement Harper ne veut pas appliquer le Protocole de Kyoto sous prétexte qu’il manque l’adhésion de plusieurs partenaires importants. Rappelons à M. Harper que Kyoto a déjà recueilli l’appui de plus de 163 pays. Et que si le Québec était assis à la table des nations, nous serions 164 pays à vouloir des gestes concrets pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre».
Nicolas Girard, député du PQ dans Gouin, a insisté sur «l’urgence d’agir puisque les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 24% depuis 1990 et que les pétrolières seront responsables d’ici 2010 de près de 50% des émissions».
Porte-parole du Bloc en matière d’Environnement, le député de Rosemont – La Petite-Patrie, Bernard Bigras, a de son côté soutenu que «le gouvernement de Stephen Harper se cache derrière l’incapacité du dernier gouvernement qui n’a pas agi efficacement pour réduire les gaz à effet de serre».
«Ce jeu de cache-cache n’est pas responsable, a-t-il dit. Cela est d’autant plus irresponsable que les troupes de Stephen Harper voient la forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre comme une fatalité. Il existe des moyens pour agir et le meilleur d’entre eux c’est le respect du Protocole de Kyoto.»
(Photo: Régent Gosselin)