André Boisclair et 500 membres sont venus manifester leur appui au député de Gouin, lors de son investiture. Une forte présence «qui traduit la force du PQ dans Gouin. C’est un élément de motivation pour moi», fait valoir Nicolas Girard. - (Photo: Régent Gosselin)
Nicolas Girard élu par acclamation dans Gouin
«Il reste des défis à relever»
Le député de 34 ans se remonte les manches pour un second mandat. Nicolas Girard a prouvé de quoi il était capable dans le comté de Gouin. Son membership compte aujourd’hui 2600 membres, ce qui place Gouin au deuxième rang parmi les 125 circonscriptions au Québec.
«Et 40% sont des militants de moins de 35 ans», ajoute le député péquiste, précisant qu’à l'élection de 2004, le parti a obtenu 58% des suffrages, soit le plus fort pourcentage jamais obtenu par le PQ dans ce comté.
Nicolas Girard est fier du chemin parcouru depuis. Il table sur les batailles menées à bien et les projets qu’il a appuyés; les 1000 arbres distribués dans son secteur, les jeunes entrepreneurs dont la liste s’allonge, la piétonisation du marché Jean-Talon comme la victoire du Marché des Saveurs, la naissance de l'école de la Petite-Patrie résultant de la fusion de deux écoles du quartier menacées de fermeture. Toutes ces victoires sont pour lui un moteur qui l’incite à aller de l’avant.
Les quatre E
Devant l’éventualité du déclenchement prochain des élections provinciales, Nicolas Girard sort l’artillerie lourde du parti; les quatre E pour environnement, éducation, espoir et économie.
Côté environnement, l'ennemi à abattre est le plan vert du gouvernement de Stephen Harper. «On parle d'un plan avec des échéanciers fixés à 2050. C’est rire du monde, fustige M. Girard. Les politiques sociales de M. Harper sont tout aussi désastreuses.» «Les travailleurs québécois âgés de 65 ans et plus qui perdent leur emploi reçoivent des 'peanuts'», dénonce le politicien, aussi porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi et de solidarité sociale.
À ce chapitre, les politiques provinciales ne valent guère mieux. Nicolas Girard attend toujours des mesures d'atténuation pour les personnes à faible revenu qui accusent difficilement le choc des hausses successives des tarifs d'électricité. Un dossier qui a d'ailleurs suscité de nombreuses prises de bec en chambre entre lui et Michelle Courchesne, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Du pain sur la planche
Nicolas Girard est sur le pied de guerre. Il n'attend que le feu vert pour lancer ses troupes dans la prochaine campagne provinciale.
Dimanche, Françoise David, à la tête de Québec solidaire, confirmait qu'elle représenterait les intérêts de son parti dans Gouin. La lutte s'annonce-t-elle plus corsée qu'en 2004? «Je leur souhaite bonne chance», a simplement dit M. Girard.
Le jeune député, qui a succédé à André Boisclair dans Gouin, œuvre aussi en tant qu'organisateur en chef du Parti québécois en prévision de la prochaine campagne électorale. «Une marque de confiance d'André Boisclair, estime-t-il. C'est beaucoup de travail, mais je suis animé par le désir de faire du Québec un pays.»