«Est-ce le budget idéal? Non. Sur le plan du fonctionnement, il nous manque de 8 à dix personnes pour avoir une équipe complète. Sur le plan des améliorations, on a plein de projets... Mais, en 2006, les citoyens nous ont demandé de ne pas augmenter les taxes, en moyenne à Montréal. On ne va pas collecter plus le monde, alors, c'est difficile de dépenser plus», a exposé André Lavallée. (Régent Gosselin)
Budget 2007 adopté à l'unanimité
André Lavallée dit non à une taxe locale d'arrondissement
Gel de dépenses, révision des activités programme par programme; le 24 octobre, en séance spéciale du conseil d'arrondissement, l'équipe d'André Lavallée, qui a dû se contenter de 53,8 M$ pour planifier son budget 2007, a présenté un budget équilibré. L'exercice a été adopté à l'unanimité par les cinq membres du conseil. On garde le cap sur la qualité des services aux citoyens. Un tour de force, dans un contexte de gel budgétaire, a fait valoir François Purcell, conseiller de Saint-Édouard pour Vision Montréal.
«La Ville nous a demandé de faire un effort de réduction de dépenses.» C'est en ces termes que le maire André Lavallée a ouvert la séance spéciale en vue de l'adoption du budget. L'arrondissement a reçu de l'administration centrale 53,8 M$. C'est sensiblement le même montant que l'année précédente. À cela, on ajoute 2,6 M$, des revenus générés anticipés par diverses activités dans l'arrondissement (sports, émission de permis).
S'ajoute 8,1 M$ pour le budget triennal d'immobilisation, le PTI, qui vient compléter le tableau budgétaire de l'arrondissement.
Le maire Lavallée et Paul Bourret, directeur de l'arrondissement n'avaient pas une grande marge de manœuvre pour concocter le budget. On s'est serré la ceinture, mais on espère pouvoir aller chercher des sommes supplémentaires à l'administration centrale.
On ne touche pas au bas de laine
Afin de réaliser l'équilibre budgétaire, l'arrondissement a compté sur ses revenus anticipés, des surplus. Car, depuis quelques années, cette colonne de chiffres dépasse le rendement demandé par l'administration centrale. «On s'est dit qu'on pourrait augmenter ce budget de 300 000 $», un montant réaliste, a estimé M. Bourret. «Quelques tarifs dans l'arrondissement seront revus à la hausse. Mais on sait que, d'année en année, on reçoit des recettes supérieures aux 2,6 M$ de revenus demandés au central», c'est là-dessus que l'on compte pour boucler la boucle, «parce que l'extra est à nous autres», a tranché M. Bourret.
On ne pige pas dans le bas de laine, a tranché Gilles Grondin, conseiller dans Vieux-Rosemont. «L'augmentation des dépenses fait en sorte qu'il y a un 300 000$ qui sera pris à même nos revenus autonomes et mis dans les dépenses globales.»
L'arrondissement a d'autres sources de revenus. Il peut réaliser des économies salariales réalisées entre le départ d'un employé et l'embauche de son successeur. Les dépenses en déneigement entrent aussi dans ce créneau, illustre M. Bourret. «On fait une gestion à chaque mois afin de respecter les enveloppes budgétaires, car on ne peut pas finir l'année déficitaire non plus. Ces dernières années, on finissait avec des surplus intéressants qu'on conserve dans différents fonds, par exemple le Fonds neige, pour les jours plus difficiles.» De l'argent en banque en cas d'imprévu, dit M. Bourret.» En aucun cas, on ne touche à cette réserve, a certifié Paul Bourret.
Pas dans ma cour
L'arrondissement a réussi à alléger ses obligations financières. Depuis la fusion municipale, l'arrondissement s'occupe de la division éclairage, signalisation et marquage de la chaussée – localisée sur la rue des Carrières – un service dont bénéficient neuf arrondissements pour une facture liée à la masse salariale avoisinant les 250 000 $. La facture sera répartie, a dit, jeudi, André Lavallée.
Dans le même ordre d'idées, Montréal assurera les coûts liés aux heures d'ouverture prolongées des bibliothèques, une économie locale de 175 000$.
Aussi, des dépenses de l'ordre de 1 427 800$ ont été redirigées vers l'agglomération et la ville-centre pour des services telles les voies artérielles, des services qui relèvent de ces instances.
Pas de taxe d'arrondissement
On garde le cap sur le déneigement, la propreté, le nettoyage des puisards et l'amélioration dans les parcs. L'équipe du maire Lavallée s'y est attelée en écartant l'idée d'une taxe spéciale pour arrondir les fins de mois alors que d'autres secteurs de la Ville ont évoqué cette possibilité.
Pour l'année qui vient, l'administration municipale voit aussi se profiler trois projets majeurs. On a évoqué le développement du Village olympique, le site des ateliers municipaux et le Technopôle Angus.
Tous les documents sont disponibles pour consultation au bureau Accès Montréal, 5650, rue D'Iberville et seront bientôt accessibles au
www.ville.montreal.qc.ca