Yannick Janelle, Julie-B. Beaulieu, Nicole Beausoleil et Isabelle Roy, en répétition. (Photo: Marie-Josée Samson)
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À la recherche des muses orphelines
Le théâtre du mot perdu à la Risée jusqu'au 8 décembre
Il a beau s'appeler le Théâtre du mot perdu, on n'y cultive pas l'art de l'onomatopée douteuse, encore moins celui du verbiage inutile. La petite troupe rosemontoise, formée il y a quelques mois à peine, s'apprête à envahir les planches de la Risée avec la pièce Les muses orphelines, de Michel Marc Bouchard. Une comédie dramatique qui nous ramène au cœur du Québec des années 1960.
C'est l'histoire de quatre enfants abandonnés par leur mère. Vingt ans plus tard, ces blessés de l'enfance se réunissent dans un huis clos parfois douloureux. Les souvenirs referont surface et créeront des retrouvailles aux situations démesurées. C'est l'heure des mystères élucidés.
Tenir bon
Les quatre comédiens de la troupe sont prêts, et ce, contre vents et marées. Cette grande première, ils ne l'ont pas volée. Car, pas facile de vivre du théâtre par les temps qui courent, reconnaît la comédienne Nicole Beausoleil. Les embûches sont nombreuses: difficile d'obtenir le financement nécessaire comme de dégotter un local de pratique dans le coin, énumère-t-elle.
On a dû mettre à contribution les cuisines des acteurs et, quelques fois, squatter – avec la bénédiction des occupants – des locaux corporatifs ici et là. Bref, la vie d'artiste n'est pas une comédie comique tous les jours dans l'arrondissement.
Le Théâtre du mot perdu doit d'ailleurs sa survie financière au milieu des affaires, en partie, mais surtout à la famille et aux amis qui croient en cette petite entreprise culturelle.
Besoin de place
Côté local de répétition, dans Rosemont-La Petite-Patrie, c'est le désert. «Le quartier n'offre pas beaucoup de lieux de répétition où les prix sont abordables», expose Mme Beausoleil. Avec une cinquantaine d'heures de répétition à se farcir pour monter une pièce, la facture s'alourdit vite, difficile de rester à flot pour une troupe émergente, dit-elle.
«Nous avons fait appel à nos connaissances pour trouver des locaux de répétition, bien souvent dans des endroits éloignés ou ne respectant pas les exigences d'une scène. Malgré tout, nous sommes très fiers de tous les efforts que nous avons déployés pour faire de ce spectacle une réussite!»
Les muses orphelines, du 30 novembre au 8 décembre, au Théâtre de la Risée, 1258, rue Beaubien. Vérifier les heures des représentations. Information: 514 713-7183
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