Cas extrêmes
Fathers-4-Justice s’est fait remarquer au cours des derniers mois, alors que certains de ses membres avaient escaladé le pont Jacques-Cartier ou la croix du Mont-Royal pour sensibiliser le public à la situation des pères divorcés qui n'ont pas accès à leurs enfants. Des pères affublés d’un costume de père Noël se sont donné rendez-vous le 20 décembre devant le palais de justice de Montréal, lors d'un rassemblement devenu une tradition annuelle.
Jean-François Leblanc, de Coopère, n'encourage pas les pères à avoir recours à ces solutions extrêmes. «Nous travaillons avec les hommes à ne pas utiliser ce genre de moyens. Nous voulons plutôt les aider à s'élever au-dessus du conflit pour travailler à l'intérêt de l'enfant.»
«Les enfants ne veulent pas que leurs parents se chicanent», poursuit-il. «Nous encourageons les gens à se parler.» Il estime que ces cas extrêmes demeurent des situations isolées. «La moitié des séparations se passent bien. Dans environ 40 à 45 %, il y a des difficultés. Dans 5 à 10 % des cas, cela ne va pas du tout.»