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«33 tours»… et puis s'en vont !

Un album concocté à 100 % dans Rosemont

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 12 avril 2007 à 12:00
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«33 tours»… et puis s'en vont !
Outre les grands comme Félix Leclerc et Gilles Vigneault, Alexis Loranger veut marcher dans les traces d'artistes comme Daniel Bélanger, les Cowboys fringants ou encore Karkwa. (Photo: Éric Carrière)
«33 tours»… et puis s'en vont !
Un album concocté à 100 % dans Rosemont
Il tourne depuis plus de 10 ans sur la scène musicale en compagnie de ses complices, trois autres Rosemontois. Alexis Loranger a pris son temps pour peaufiner ce premier album solo qui réunit 14 chansons originales sur des paroles de poètes d'ici et d'ailleurs. Il nous ouvre avec «33 tours» les portes d'un univers dédié à la nature, à l'amour, au pays. Prochaine étape après le lancement du disque, qui avait lieu le 21 mars: la tournée !
Compositeur, musicien, interprète: Alexis Loranger a plus d'une corde à son arc. Sur son premier album solo, il cumule voix, guitares, violon, alto, harmonica, trompette et mandoline… Initié au monde de la musique dès l'âge de trois ans par des parents mélomanes, le garçon a usé ses fonds de culotte sur les bancs de l'école Le Plateau et à Pierre-Laporte.

Il effectue ses premières vocalises avec la chorale des Petits chanteurs du Mont-Royal. À l'âge de 10 ans, il fait partie du chœur de cinq enfants qui chantent en compagnie des Vigneault, Séguin et Gauthier, lors d'un gala hommage à Félix Leclerc, en présence du grand homme. Une rencontre qui décidera du cours de sa vie : il sera musicien ou rien !

Avec trois copains, dès la fin de ses études, il monte un répertoire éclectique. Le groupe se produit un peu partout : des écoles du quartier aux résidences pour personnes âgées. Bon an mal an, la formation donne en moyenne 150 spectacles. On les retrouve aux FrancoFolies de Montréal aux côtés de Nino Ferrer, au Festival International de Jazz avec Stéphane Grappelli, au Coup de Cœur Francophone et au Festival Juste pour Rire.
Quatre Rosemontois
Compositeur inspiré, Alexis Loranger est également l'auteur de plusieurs musiques originales pour des productions de la maison d'édition Planète rebelle, comme L'envolée fantastique de Marc Laberge, des contes de Renée Robitaille, ou encore les Récits d'Abitibi d'André Lemelin, à paraître bientôt.
Pour son premier album solo, Alexis Loranger a fait naturellement appel à son équipe de fidèles compagnons. Étienne Loranger, son frère, officie à l'accordéon et au clavier. Ce «rat de studio», comme il le surnomme affectueusement s'est également occupé du mixage et du mastering. On retrouve aussi Simon Dolan à la basse, et Alain Mercure à la batterie, aux percussions et à la flûte japonaise.
Coups de cœur poétiques
Passionné de musique, l'artiste voyage à travers le monde à la recherche de sonorités exotiques. De Renaud à Vigneault, en passant par le fado et le flamenco, son univers folk rock se teinte tour à tour d'accents hispaniques ou tziganes. Pour l'album 33 tours, il a puisé son inspiration dans des textes de Francine Hamelin, déjà chantée par Karen Young et Marie-Claire Séguin, Maude Loranger Leduc (sa sœur), Alice Lemieux-Lévesque et Paul Verlaine.
«Ce sont mes coups de cœur, un ensemble de textes poétiques qui s'ancrent dans mon univers. Ils ont en commun de parler de la québécitude, de la trentaine, de Montréal». Entre espoir et mélancolie, «33 tours» propose de la chanson tour à tour poétique comme « Il faudra bien que l’amour », engagée comme « Ras l’bol » ou réaliste comme « Encore une fois ».

Entièrement concocté dans le quartier Rosemont, l'album a été enregistré entre la 3e et la 4e Avenue et produit par AEM, la maison de production créée par l'artiste. La pochette est l'œuvre de Dominique Desbiens, un bédéiste qui habite dans le coin. Après le lancement du disque, qui a eu lieu le mois dernier dans un café du Plateau, Alexis Loranger envisage une tournée québécoise durant l'été et, pourquoi pas, plus loin, en Europe.

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