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Journal de Rosemont / Petite-Patrie
Ovation 2008
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Pas d'ordi au dépotoir

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 17 avril 2007 à 11:47
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Pas d'ordi au dépotoir
Agnès Beaulieu, directrice générale d'Insertech Angus. (Photo: Jacques Pharand)
Pas d'ordi au dépotoir
Nos vieux ordis polluent. L'industrie de la haute technologie laisse derrière elle des montagnes d'immondices électroniques, souvent encore capables de rendre de fiers services. Recyclage, revitalisation, entretien, des choix autres que le dépotoir, sont accessibles dans l'arrondissement.
Un Pentium 3 à 79$? Un Pentium 4 avec 2,66 GHz de mémoire pour 225 $ ? C'est le petit miracle que peut offrir Insertech Angus aux consommateurs. Une preuve que nos vieux appareils peuvent servir.

Depuis neuf ans maintenant, cette entreprise de réinsertion sociale sise dans le Locoshop Angus permet annuellement à une cinquantaine de jeunes d'acquérir une expérience de travail: celle de remettre dans le circuit du matériel informatique encore capable de donner de fiers services.

La matière première leur vient principalement des entreprises et organismes gouvernementaux obligés de suivre la vague technologique. La grande partie de ces équipements sera revendue, à prix plus qu'avantageux, notamment aux écoles sur l'Île de Montréal, Insertech faisant partie d'un réseau qui alimente les établissements scolaires du Québec.

Mais il ne faut pas laisser traîner son matériel dans le placard, il faut faire vite. «Un ordi ne prend pas de valeur avec le temps, au contraire», souligne au trait rouge Agnès Beaulieu, directrice générale d'Insertech Angus. Et ce n'est pas un téléviseur: il a besoin d'entretien et d'être remis à jour, ajoute-t-elle.

Bref, l'ordi a beau faire partie de nos vies, il reste encore beaucoup d'éducation à faire...

«Plus on attend pour nous apporter son vieil ordi, moins il a de chance de servir à nouveau.» Le vieux Comodor 64 ira inévitablement chez le recycleur ou à l'écocentre rue des Carrières, indique Mme Beaulieu.
Ce n'est qu'un début
En 1998, cette entreprise remettait en état 1 500 ordinateurs. Aujourd'hui, c'est plus de 6 000 pour un chiffre d'affaire avoisinant 1, 3 M$. Avec une réglementation plus sévère qui semble vouloir se pointer le bout du nez, l'entreprise rosemontoise ne risque pas de chômer.
Au Canada, les déchets de nature électronique représentent actuellement 3 % de tous les déchets. Selon les prévisions d'Environnement Canada, ce chiffre triplera d'ici cinq ans.

Au Québec, le gouvernement a promis d'encadrer le recyclage de matériel informatique. Recyc-Québec travaille d'ailleurs sur ce dossier et devrait incessamment faire connaître ses recommandations.
Insertech sera prêt. On est d'ailleurs à agrandir les locaux. Le but n'est pas de faire grimper le chiffre d'affaires de la boîte. Si l'utilisateur n'a pas besoin d'une bombe informatique, on lui dit, ajoute Mme Beaulieu.
Vente d'entrepôt. Insertech procédera à sa grande vente annuelle les 18, 19 et 20 avril.

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