Plusieurs parmi les 1000 Montréalais en processus d'alphabétisation n'auraient pas les moyens de se procurer la carte autobus-métro mensuelle à 65 $.
(Photo: Régent Gosselin)
La STM réitère son offre «d'accompagner» les groupes en alphabétisation
Écartant l'idée de consentir un tarif réduit aux personnes inscrites aux ateliers d'alphabétisation, la Société de transport de Montréal (STM) a proposé de nouveau aux groupes populaires en alphabétisation de Montréal de les appuyer dans leurs démarches.
Le 28 mars, environ 80 participants aux ateliers ont témoigné de leur réalité et plaidé pour un tarif réduit lors d'une rencontre à laquelle assistaient deux représentantes de la STM, Denise Vaillancourt, directrice exécutive – planification, marketing et communications, et Sylvie Tremblay, directrice des affaires juridiques.
À cette occasion, la STM a proposé la mise sur pied d'un comité de travail formé de gens de la STM et de participants aux ateliers. «Nous avons offert de les accompagner dans les démarches à faire auprès des différentes instances», explique Marianne Rouette, porte-parole de la STM.
Rappelons que cela fait plus de deux ans que les participants aux ateliers réclament un tarif réduit – un tarif «alpha» – pour le transport en commun. Ils demandent à la STM de pouvoir bénéficier d’une carte mensuelle autobus-métro à 22,25 $. Le tarif de la carte mensuelle régulière est de 65 $.
On fait valoir que plusieurs des 1000 personnes inscrites aux ateliers d’alphabétisation à Montréal n'ont pas les moyens de se payer une carte au tarif régulier. Pour les participants, cet accès problématique au transport en commun constitue un frein à leur apprentissage.
La société refuse depuis le début d'ouvrir la porte à un tarif réduit. Elle s'est par contre toujours montrée disposée à appuyer les groupes dans leur revendication, auprès notamment du gouvernement du Québec. Mais pour les groupes, c'est à la STM d'agir.
Pour la STM, acquiescer à une telle demande, c'est ouvrir la porte à tous les autres groupes qui réclament un tarif réduit. Marianne Rouette évoque un possible «effet domino».
«La situation financière de la STM ne le permet pas, réitère la porte-parole. On ne peut pas offrir de tarif réduit.»
La proposition de la STM fera l'objet de discussions entre les participants aux ateliers lors d'une assemblée prévue à la fin avril. Ce sont eux qui auront à se prononcer.
(Photo: Régent Gosselin)