TORONTO - Le nombre de personnes accusées pour conduite en état d'ébriété est en baisse au Canada, mais, selon des policiers et des porte-parole de mouvements contre l'alcool au volant, ce n'est pas parce qu'il y a moins de contrevenants sur les routes.
Ils croient plutôt que les policiers déposent moins d'accusations de cette nature en raison de problèmes liés aux procédures législatives sur l'alcool au volant.
Par exemple, le temps consacré au travail de bureau afin de déposer une seule accusation pour conduite avec les facultés affaiblies équivaut à près de la moitié d'un quart de travail, explique le sergent Tim Burrows, du service de police de Toronto.
Les juges s'attendent à ce que les policiers fournissent beaucoup d'informations, notamment à propos du permis de conduire, des assurances et de la situation d'emploi des contrevenants.
Des policiers affectés à l'application des règlements de la circulation ont expliqué au réseau CBC qu'il était plutôt décourageant, après avoir passé plusieurs heures à préparer des procédures d'accusation, de voir des personnes ayant plaidé coupable obtenir des négociations de peines, alors que les cours et les procureurs de la Couronne tentent de réduire le nombre de procès en attente.
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