Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, le 22 novembre 2008. THE ASSOCIATED PRESS/Dado Galdieri
LIMA, Pérou - Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, estime que l'actuelle crise économique pourrait être aussi dangereuse que celle qui a commencé en 1929 et que la planète devrait éviter de répéter les mêmes erreurs.
Dans une allocution prononcée samedi matin lors du sommet des dirigeants de l'Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), à Lima, au Pérou, Stephen Harper a affirmé que la Grande Dépression a été causée non pas par l'effondrement des marchés boursiers, mais plutôt par des mauvaises politiques gouvernementales.
Selon lui, les décideurs politiques ont fait fausse route en 1929. Ils ont permis au secteur bancaire de se contracter, laissé la déflation s'installer, cherché à équilibrer les budgets gouvernementaux - alors qu'il était plutôt indiqué de fournir des incitatifs fiscaux - et fermé la porte au marché international pour protéger les emplois locaux.
"Malgré nos difficultés actuelles, la prospérité générée à travers le monde durant la dernière partie du XXe siècle, et au début du XXIe siècle, est sans précédent dans toute l'histoire", a-t-il fait valoir.
L'abolition des barrières protectionnistes et l'allégement des restrictions commerciales ont été des facteurs importants qui ont permis l'avènement de cette ère extraordinaire, a-t-il déclaré, ajoutant que l'on ne devait pas retourner à ces anciennes mesures.
Le premier ministre a réitéré que le Canada allait demeurer ouvert aux échanges internationaux, citant en exemple l'accord de libre-échange signé vendredi avec la Colombie.
M. Harper a par ailleurs laissé entendre que son gouvernement proposerait un ensemble d'incitatifs pour stimuler l'activité économique. Il a cependant assuré qu'il demeurerait prudent afin de ne pas créer un déficit prolongé.
Les propos du premier ministre du Canada font écho à la déclaration des dirigeants de l'APEC demandant aux pays de maintenir le libre-échange afin de contrer la crise financière internationale.
Les dirigeants de l'APEC ont profité de l'occasion pour dire qu'ils croient fermement que les principes du marché libre, de même que les gouvernements favorisant le libre-échange et l'investissement, allaient continuer à assurer la croissance mondiale, l'emploi et la réduction de la pauvreté
Il y a un risque qu'un ralentissement économique mondial mène à des revendications pour des mesures protectionnistes, ce qui ne pourrait qu'exacerber l'actuelle situation économique, ont convenu les dirigeants de l'APEC.
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