EDMONTON - Les producteurs de boeuf et de porc souhaitent que le gouvernement fédéral agisse contre les Etats-Unis en raison d'une nouvelle loi qui tient déjà leurs bêtes à l'écart des marchés américains.
Depuis l'entrée en vigueur aux Etats-Unis de la loi sur l'identification du pays d'origine des animaux d'élevage, le 1er octobre, de plus en plus d'usines américaines refusent les bovins et les porcs canadiens destinés à la transformation.
L'Association canadienne des éleveurs de bovins et le Conseil canadien du porc demandent à Ottawa de contester la loi américaine en vertu des réglementations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et de faire connaître ses intentions avant le 1er décembre.
Ils préviennent que si Ottawa ne parvient pas à faire abroger la loi, des producteurs fermeront boutique, les troupeaux d'animaux d'élevage perdront en importance tandis que les secteurs du boeuf et du porc subiront des pertes estimées à 800 millions $ par année.
En vertu des dispositions de la loi sur l'étiquetage du pays d'origine, les bovins et les porcs canadiens doivent être séparés des autres dans les parcs d'engraissement, ce qui incite certaines entreprises à n'accepter que des animaux américains. Les bêtes canadiennes doivent en outre avoir davantage de documentation précisant leurs origines et, dans les cas des bovins, être munies d'étiquettes indiquant qu'elles ne sont pas atteintes de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle.
Ces mesures ont déjà eu pour effet de réduire les marges de profit de certaines entreprises.
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