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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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Frank McKenna ne sera pas candidat à la direction du Parti libéral du Canada

Presse Canadienne Article mis en ligne le 28 octobre 2008 à 0:00
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Frank McKenna ne sera pas candidat à la direction du Parti libéral du Canada
Frank McKenna parle jeudi le 17 avril 2008, à Halifax. LA PRESSE CANADIENNE/Andrew Vaughan
OTTAWA - L'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, ne se lancera pas dans la course au leadership du Parti libéral du Canada en dépit des nombreux appels qu'il a reçus le pressant de sauter dans l'arène.
L'homme politique a indiqué par communiqué, mardi, qu'il croyait qu'il y aura "amplement" de candidats de qualité pour succéder au chef démissionnaire Stéphane Dion.
Il salue ses partisans qui, à travers le pays, lui ont manifesté leur appui, mais il affirme ne pas avoir changé sa décision de quitter définitivement le monde politique.
"Bien que les témoignages d'appui envers moi dans l'ensemble du pays me touchent profondément, ma résolution de longue date de quitter la vie publique pour de bon n'a pas changé", a-t-il fait savoir.
"Mon seul regret est de ne pas pouvoir combler les attentes de mes amis et de mes partisans qui ont fait preuve d'une grande loyauté à mon égard."
M. McKenna estime par ailleurs ne pas être prêt à s'engager à long terme compte tenu des nombreux défis qui attendent le Parti libéral du Canada (PLC) dans le futur.
"Le défi associé à une victoire à la direction du parti, au rétablissement de la santé du Parti libéral et à un retour à un gouvernement libéral majoritaire exige un engagement à long terme que je ne suis pas prêt à prendre", a-t-il fait savoir.
Cet ancien ambassadeur aux Etats-Unis, âgé aujourd'hui de 60 ans, oeuvre désormais dans le secteur privé. Il avait été courtisé en 2006, après la démission de Paul Martin, laissant le poste de chef vacant, mais avait cette fois aussi préféré se tenir à l'écart de la course à la direction.
Pour l'instant, seul le député de Beauséjour, Dominic LeBlanc, a annoncé qu'il sera candidat à la direction du parti, mais plusieurs autres devraient annoncer leurs intentions dans les prochains jours.
Les anciens ministres John Manley, Martin Cauchon et Denis Coderre ont notamment indiqué qu'ils envisageaient y prendre part, et on s'attend à ce que les anciens principaux rivaux de M. Dion, Bob Rae et Michael Ignatieff, annoncent à leur tour leur intention de briguer le poste.
Le défi pour le successeur de M. Dion sera de taille, le PLC n'ayant récolté que 76 des 308 circonscription du pays et 26 pour cent des voix le 14 octobre dernier.
Il devrait être choisi au cours d'un congrès du parti, probablement en mai à Vancouver, mais peut-être plus tôt cet hiver.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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