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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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L'opposition péquiste presse Courchesne de régler le dossier de l'îlot Voyageur

Presse Canadienne Article mis en ligne le 22 septembre 2008 à 23:00
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MONTREAL - Le désastre financier de l'îlot Voyageur de l'UQAM a assez duré, selon l'opposition péquiste, qui demande au gouvernement de trouver au plus vite une formule de redressement, sachant que de toute façon, ce sont les finances publiques qui vont devoir éponger le déficit.
Les députés péquistes Sylvain Simard et Marie Malavoy ont rencontré la presse, mardi, devant l'îlot Voyageur à Montréal, pour presser la ministre de l'Education Michelle Courchesne de régler le dossier.
"De toute évidence, tout le monde sait que le responsable, ultimement - l'UQAM est une université d'Etat - ce sont les finances publiques, qui vont devoir payer pour à la fois les mauvaises décisions de la direction de l'UQAM et l'incapacité, l'inefficacité du ministre Fournier (Jean-Marc, ministre de l'Education à l'époque). Donc, que ce soit maintenant ou dans trois mois ou dans six mois, l'Etat devra trouver une formule de redressement. Actuellement, la question qu'il faut se poser, c'est: est-ce que ce sera moins cher dans six mois, dans un an? Nous, nous croyons que chaque jour qui passe rend les choses plus coûteuses, plus difficiles pour l'UQAM", a opiné le député Simard.
"Chaque jour qui passe coûte 56 000 $ d'intérêt à l'UQAM. On ne peut plus attendre", a lancé la députée Malavoy, porte-parole en matière d'enseignement supérieur.
L'incertitude qui plane sur le dossier de l'îlot Voyageur et de la situation financière de l'UQAM affecte déjà l'université, ont-ils déploré. L'Université du Québec à Montréal enregistre une baisse d'admissions de 1000 étudiants cette année, que les députés péquistes attribuent aux problèmes financiers de l'université.
"On ne peut pas punir 40 000 élèves, des milliers de professeurs au nom des gestes d'incompétence de quelques-uns et d'un ministre qui a laissé faire et qui a contribué à ce désastre", a commenté M. Simard. Il a compté six plans de redressement qui ont été présentés jusqu'ici.
Quant à l'université, elle ne pourra vivre éternellement sur sa marge de crédit et devra tôt ou tard rétablir sa situation et vivre avec un plan de redressement, ont-il plaidé.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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